
A N N E X E
LISTE DES COMMUNES DANS LESQUELLES LES OISEAUX DOIVENT ÊTRE MAINTENUS À L'INTÉRIEUR DE BÂTIMENTS FERMÉS,
SAUF DÉROGATION ACCORDÉE PAR LE PRÉFET
Vous pouvez consulter le tableau dans le JO
n° 111 du 13/05/2006 texte numéro 37
Article 2
L'article 5 de l'arrêté du 24 octobre 2005 relatif à des mesures de protection vis-à-vis de l'influenza aviaire susvisé est abrogé.
Rappel de l'article 5 de l'arrêté du 24 octobre 2005 :
Tout rassemblement d'oiseaux, en particulier à l'occasion de foires, marchés, expositions, concours, est interdit. Toutefois, dans les départements autres que ceux figurant sur la liste annexée au présent arrêté, le préfet peut accorder une dérogation à cette interdiction, qui est subordonnée au respect de conditions sanitaires précisées par instruction du ministre chargé de l'agriculture.
Article 3
Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le 4 août 2006
LE GOUVERNEMENT PRESENTE SA FEUILLE DE ROUTE POUR L'HIVER
La "feuille de route" du ministère a été établie après avoir analysé le retour d'expérience, que la DGAL avait élaboré durant l'été en interrogeant l'ensemble des parties prenantes, qu'elles soient privées ou administratives.
Les seuls documents écrits concernent les mesures de sécurité pour les élevages de production de volailles. Pour les autres types d'oiseaux, les informations n'ont été qu'orales. Toutefois, il nous a été affirmé que le tableau de l'annexe 1 de l'avis de l'AFSSA du 12 septembre illustrait assez fidèlement les décisions du Ministre (mais qui devait encore signer …).
Les informations fournies ici demandent donc à être confirmées ultérieurement.
1 : Un changement de cap dans l'application des mesures de précaution
Premier effet du retour d'expérience : les mesures ne s'appliqueront pas à tout moment sur tout le territoire. C'est une avancée importante, pleinement justifiée par le fait que les services du Gouvernement, ont cette fois eu le temps de se préparer à cette nouvelle échéance, ce qui n'était guère le cas l'automne dernier.
Ainsi, le plan de mesures de l'Etat français prévoit plusieurs scenarii, qui explorent les différentes situations possibles de l'influenza aviaire chez les oiseaux sauvages, en France, en Europe et dans le monde, le long des courants migratoires susceptibles de concerner notre pays.
Les mesures de précaution seront graduées en fonction du scénario en vigueur.
2 : Les différents niveaux de risque
6 niveaux de risques ont été retenus et regroupés en 3 stades. Le principe est de se baser sur le niveau " d'avancement " de la maladie, par rapport à 3 catégories de pays : des pays très éloignés de la France mais qui sont points de départ des courants migratoires ; des pays plus ou moins éloignés, qui sont situés sur les courants migratoires et la France elle-même.
- Stade 1 : pas de cas chez les oiseaux sauvages en France, ni sur les courants migratoires passant par la France.
Niveau de risque négligeable.
- Stade 2 : pas de cas chez les oiseaux sauvages en France, mais des cas le long de courants migratoires qui concernent la France
- Stade 3 : des cas en France
A noter qu'il existe aussi un niveau zéro de risque, pour lequel il n'y aurait aucun cas d'Influenza aviaire à H5N1 HP de type asiatique dans le monde. Ce niveau zéro n'est hélas pas d'actualité.
3 : Mesures à adopter en fonction du scénario en vigueur
Le Gouvernement a proposé et fait validé par l'AFSSA un certain nombre de
mesures à mettre en œuvre en fonction du niveau de risque en vigueur.
Un zonage du pays sera pris en compte
Les mesures ne seront pas les mêmes selon les zones, ce qui est une importante différence par rapport à l'an dernier. Deux crans de sécurité sont prévus en fonction du niveau de risque :
- un cran qui s'applique à 46 zones à risque (communes " les pieds dans l'eau " et avoisinantes pour 46 zones écologiques majeures en matière de passage d'oiseaux migrateurs)
- un cran qui s'étend à 98 zones à risque (communes " les pieds dans l'eau " et avoisinantes pour les 46 premières zones et pour 52 autres zones, d'importance secondaire en matière de migration).
Mis à part le scénario 3b, de niveau de risque très élevé (que la France n'a pas connu jusqu'à présent), le territoire français ne sera pas concerné dans son intégralité par les mesures de sécurité. Le zonage sera une réalité.
Des spécificités d'oiseaux reconnues, avec des mesures de sécurité parfois plus adaptées
En outre, cette année, une approche plus détaillée a mené les autorités en prendre en considération certaines populations d'oiseaux, de manière différente des élevages de volailles domestiques.
- Oiseaux d'ornement : lorsque le confinement sera de rigueur, un système équivalent au confinement pourra être accepté. De plus, pour les oiseaux d'ornement non confinables et non mis sous filets, la vaccination sera autorisée (aux frais du détenteur).
- Rassemblements : l'interdiction des rassemblements d'oiseaux ne concernera pas les espèces qui sont élevées de manière systématique en volières.
Ce sont là les points les plus positifs du plan du ministère, et la Coordination Oiseaux peut s'en féliciter.
Attention : très important. La DGAL va prochainement convoquer la Coordination Oiseaux pour :
- dresser la liste des espèces réputées comme étant élevées de manière systématique en volière
- dresser la liste des espèces non confinables (afin de savoir à quelles espèces pourrait s'adresser la vaccination des oiseaux d'ornement, si la situation conduisait à la mettre en œuvre).
Les résultats sont moins évidents pour d'autres activités ou nécessiteront d'apporter les arguments nécessaires pour bénéficier des nouveaux aménagements :
- Vente de volailles vivantes sur les marchés : les rassemblements d'oiseaux seraient interdits sur tout le territoire si un cas d'Influenza aviaire se déclarait chez les oiseaux sauvages en France et dans les 46 zones à risque si un cas survenait dans un pays limitrophe de la France. La menace reste donc importante et il conviendra sans doute de poursuivre les propositions d'aménagement des marchés pour ne pas complètement stopper l'activité.
- Importation d'oiseaux : il n'est nullement fait mention des importations d'oiseaux qui, nous le savons, sont réglementées au niveau européen.
- Coqs de combat : a priori, ils ne sont pas spécifiquement cités dans les mesures. Il importe donc de préparer l'argumentation : soit sur la base d'un mode de vie en volière, ou inversement sur la base d'oiseaux d'ornement non confinables !
- Gibier d'élevage : il semble que l'arrêté spécifique sur ces élevages, qui date de mai dernier, ne soit pas remis en cause. Il est seulement rappelé la nécessité d'une surveillance spécifique des élevages de colverts. Il conviendrait néanmoins, par prudence, de vérifier que le confinement (ou système équivalent) ne leur serait pas imposé dans certains scenarii.
- Faucons : ils ne sont pas spécifiquement cités dans le tableau de l'AFSSA. Il conviendra de préparer l'argumentation en explorant à la fois le statut d'oiseaux d'ornement et celui des lâchers d'oiseaux (précisé comme étant celui des pigeons voyageurs, mais qui doit pouvoir s'étendre si besoin).
- Appelants : paradoxalement, et bien que nos ministères s'en défendent, la situation se trouve durcie par rapport à l'avis de l'AFSSA spécifique de ces oiseaux, daté du 25 juillet 2006 et à la Note de Service DGAL du 14 août dernier, précisant qu'au niveau de risque 2, le transport des appelants devrait être interdit.
Le partage du Stade 2 en deux sous-catégories a conduit dans cette dernière version a :
Ainsi, nous courrons le risque de voir les appelants interdits (au moins dans certains départements) alors qu'il n'y aura pas encore de cas d'influenza aviaire en France, au motif que le virus serait à nos portes.


- ANCGE : Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau.
Président : Raymond POUGET
Tel : 01 47 64 64 90
- ANFA : Association Nationale des Fauconniers et Autoursiers.
Président : Philippe JUSTEAU
- AVIORNIS France International : Association des éleveurs d’oiseaux d’ornement.
Président : Patrick LALANNE
Tel : 02 47 45 01 38 mail : aviornis.secretariat@wanadoo.fr
- CDE : Club des éleveurs amateurs D’oiseaux Exotiques.
Président : Jean-Michel CAZES
Tel : 02 40 01 09 57 mail : cdejmc@wanadoo.fr
- CFCN : Club Français des Combattants du
.
Président Jean-Louis HOYEZ
Tel : 03 21 25 79 83 mail : jeanlouishoyez@aol.com
-FCNF : Fédération des Coqueleurs du Nord de la France
Président : Elie TRINEZ
Tel : 03 20 35 64 67
-FFV : Fédération Française de Volailles
Président : Jean-Claude PERIQUET
Tel : 03 29 87 15 56 mail : jean-claude.periquet@wanadoo.fr
-FFO : Fédération Française d’Ornithologie.
Président : Yves BOUREL
Tel : 02 40 50 03 32 mail : domenge.j@numericable.fr
-FNC : Fédération Nationale des
.
Président : Charles-Henri de PONCHALON
Tel : 01 41 09 65 15 mail : contact@chasseurdefrance.com
-IATO : International Animal Trade Organisation
Président : Bernard PONTANIER
Tel : 06 11 34 30 18 mail : IATO164@aol.com
-
LA FERME DE BEAUMONT : élevage d’oiseaux d’ornement
M. Bruno TIERS, Directeur
Tel : 02 35 86 15 94 mail : bruno@fermedebeaumont.com
-PHOENIX : Association des éleveurs de canards et faisans d’ornement
Président : Jean-Jacques BRUSSAT
Tel : 01 64 08 09 46
-PRODAF : Syndicat interprofessionnel des fabricants et distributeurs de produits et animaux familiers
Président : Olivier SILLION
Tel : 01 40 40 25 04 mail : www.prodaf.org
-
PRONATURA France : Fédération Française des Associations pour une Protection non
anthropomorphiste de la Nature et des Animaux.
Président : Pr Bernard DENIS
Tel : 03 81 37 27 95 mail : sylvie.domon@wanadoo.fr
-SCAF : Société Centrale d’Aviculture de France
Président : Marcel CHASTANG
Tel : 01 42 61 26 44
-SNC : Société Nationale de Colombiculture.
Président : Alain BENAITIER et Vice Président : Jean-Luc GALLAND
Tel : 01 48 72 95 06 mail : jeanluc.galland@wanadoo.fr
-
UOF COM FRANCE : Union Ornithologique de France et Confédération Ornithologique Mondiale pour la
France
Président : Alain CHEVALLIER
Tel : 01 39 85 36 58 mail : uof.gassmann@wanadoo.fr
- VOFM : Syndicat National des éleveurs revendeurs de Volailles vivantes et Oiseaux sur les Foires et les
Marchés
Président : Patrice PONCIN
Tel : 04 74 45 28 66 mail : vofm75@aol.com
VA-T-ON NOUS LAISSER VIVRE ?
Mardi 27 juin 2006
COORDINATION OISEAUX
Paris, le 27 juin 2006
Les mesures ultra-restrictives prises par la France en automne dernier ne sont pas tenables dans la durée. Elles ne
pourraient pas être à nouveau imposées à l’automne prochain, sous peine de mise à mort de très nombreuses activités.
La Coordination Oiseaux, qui regroupe 19 organisations, a voulu attirer l’attention des autorités sur l’importance
cruciale de mesures applicables sur le long terme pour toutes leurs activités, lors de son rendez-vous avec les
Conseillers de Monsieur le Premier Ministre le 7 juin dernier.
La Coordination Oiseaux regroupe au moins deux millions de français engagés dans l’élevage ou l’utilisation d’oiseaux à
des fins de loisirs culturels, pédagogiques et de plein air, qui attirent plus de 20 millions de sympathisants à travers leurs
expositions, leurs ventes, leurs concours, leurs activités tout au long de l’année.
Comme tout loisir, ces activités représentent un poids économique réel, que nous chiffrons à 2,5 milliards d’euros de
flux financiers et plusieurs dizaines de milliers d’emplois directs ou indirects.
Toutes nos activités sont prêtes à s’engager dans des mesures de précaution appropriées, raisonnables et
contrôlables, dès lors que leur existence même ne sera pas condamnée.
1 : Les élevages d’oiseaux de cages et de volières
De très nombreux oiseaux se sont vus interdits de rassemblements, alors même qu’ils ne sont jamais en
contact avec l’extérieur. Ce sont les oiseaux de cages et de volières, quelle que soit leur taille.
Ces oiseaux ne peuvent jamais entrer en contact avec des oiseaux vivant à l’état sauvage, tant au cours des
rassemblements que durant toute leur existence, compte tenu de leur mode de vie en pièce intérieure ou en volière
confinée.
Nous demandons donc que le gouvernement maintienne la possibilité, pour les associations d’éleveurs
d’organiser des rassemblements, des expositions d’oiseaux, des concours dans tous les départements (hors des
zones de protection et de surveillance établies autour de cas positifs), en respectant des engagements précis en
terme de suivi sanitaire, d’identification et de traçabilité des oiseaux.
Sont concernés : l’Union Ornithologique de France, la Fédération Française d’Ornithologie, le Club des Eleveurs
amateurs d’Oiseaux Exotiques, la Fédération des coqueleurs de la région Nord de la France, les clubs d’élevage de coqs
de combats, la Société Nationale de Colombiculture.
2 : Les élevages oiseaux d’ornement et de volailles de races remarquables
De très nombreuses espèces d’oiseaux sont élevées pour assurer leur pérennité sans prélever dans la nature. Ces
activités assurent ainsi une sauvegarde des espèces et une préservation de la biodiversité, tout en permettant aux
amateurs d’oiseaux d’orner parcs et jardins ou de collectionner des races en voie de disparition, dans le respect de la
nature.
Ces oiseaux sont des animaux de plein air dont la biologie exige un accès à un parcours libre, qu’il s’agisse d’oiseaux
d’eau ou de volailles terrestres. Une grande majorité de ces oiseaux, pour qui la capture est déjà une épreuve car
source d'un grand stress, ne peut résister à un confinement strict au delà de quelques jours. Ils ne se reproduisent
pas, voire se laissent mourir.
En outre, la diversité des espèces élevées ne permet pas un confinement (au moins partiel) satisfaisant, sans envisager
plusieurs lieux de confinement séparés, ce qui engendrerait un coût totalement incompatible avec l’activité amateur des
éleveurs.
Des activités économiques d’élevage sont aujourd’hui au bord de la faillite, enregistrant -60% de résultats cette année, et
devant d’ores et déjà procéder à des licenciements.
Nous demandons que le confinement ne soit appliqué qu’en cas de menace réelle d’Influenza aviaire à H5N1
(zone autour d’un cas positif avéré) et qu’il soit alors envisagé, validé et appliqué, des mesures d’effet
équivalent au confinement strict pour ces oiseaux particuliers, permettant de les maintenir en semi-liberté.
Dans toutes les autres zones, nous demandons que le confinement ne soit pas appliqué dès lors que, tout
détenteur d’oiseaux étant aujourd’hui recensé en mairie, chacun peut être alerté très rapidement en cas de
révélation de la présence du virus dans la zone, pour la mise en oeuvre de mesures de sauvegarde et de
biosécurité.
Sont concernés : PRONATURA France, la Société Centrale d’Aviculture Française, la Fédération Française de
Volailles, AVIORNIS, PHOENIX, la Ferme de Beaumont.
3 : Les activités de vente d’oiseaux vivants
L’interdiction absolue de rassemblements d’oiseaux a touché de plein fouet les activités de vente de volailles et
d’oiseaux vivants sur les marchés, qui ont ainsi été interdites depuis l’automne dernier. Arrêt total d’activité
pour de très nombreux éleveurs et oiseliers, dont c’est le seul mode de distribution. La situation est devenue intenable
économiquement. Aucune aide n’est prévue pour les oiseliers par le gouvernement.
Les informations qui ont filtré par les media ont découragé de façon massive les possesseurs d’oiseaux domestiques à
fréquenter les animaleries et à y faire l’acquisition d’oiseaux. De plus, les mesures mal comprises quant au transport de
ces oiseaux n’ont pas permis un approvisionnement normal des lieux de vente.
De même les importateurs d’oiseaux ont été privés de travail du 25 octobre 2005 au 31 juillet 2006. (Décision de l’UE)
Nous demandons qu’une alternative à l’interdiction absolue soit acceptée et que des modes alternatifs de ventes
sur les marchés soient validés et appliqués en cas de menace sanitaire, dès lors qu’ils seront accompagnés de
mesures de biosécurité appropriées
v
Sont concernés : VOFM, PRODAF, IATO
4 : Les activités cynégétiques
La chasse est directement menacée par les mesures de précaution prises jusqu’à présent contre le risque H5N1,
à différents niveaux : interdiction de la chasse aux oiseaux d’eau avec appelants, problème du confinement du gibier à
plume d’élevage en vue des repeuplements, problème du confinement des rapaces pour la chasse au vol, interdiction de
la chasse aux oiseaux dans les zones de protection et de surveillance d’un cas positif en faune sauvage sans délai
d’application défini.
En ce qui concerne l’élevage de gibier de chasse à plume, le confinement n’est pas applicable et des mesures alternatives
pour la maîtrise du risque sanitaire influenza seront dorénavant appliquées (arrêté du 12 mai 2006). C’est un premier
acquis.
Nous demandons, qu’à l’instar des mesures dorénavant prévues pour le gibier d’élevage, des mesures sanitaires
alternatives à l’interdiction pure et simple et au confinement soient proposées, validées et appliquées pour les
activités cynégétiques telles que la chasse aux oiseaux d’eau avec appelants et la chasse au vol. Les chasseurs
sont prêts à proposer aux autorités des engagements de bonnes pratiques sanitaires, de nature à préserver la
santé animale et la santé humaine au travers de leurs activités qui, rappelons-le, sont également à la base de la
surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages à travers toute la France.
Nous demandons également qu’une réflexion approfondie soit menée, tant au niveau français qu’européen, en
intégrant réellement les spécificités de la faune sauvage, pour revoir les mesures de sauvegarde applicables
dans le cadre d’un cas positif découvert dans l’avifaune.
Sont concernés : l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau, l’Association Nationale des Fauconniers et
Autoursiers, la Fédération Nationale des Chasseurs, le Syndicat des Producteurs de Gibier de Chasse.
Toutes nos activités ont leur avenir irrémédiablement condamné si les mesures de restriction de l’automne dernier sont
reconduites cette année. Destruction de nos réseaux associatifs, ruine de dizaines d’années d’efforts patients et
bénévoles pour la préservation d’espèces et pour la biodiversité, mise en faillite d’économies directement ou
indirectement liées à nos activités …
Nous voulons éviter tout cela, en étant néanmoins conscients
qu’il nous faudra vivre plusieurs années avec l’Influenza aviaire.
Laissez-nous vivre et nous nous engageons à mettre les moyens pour préserver,
au travers de nos activités, la santé animale et la santé humaine.
Coordination Oiseaux 13, rue du Général Leclerc 92136 ISSY LES MOULINEAUX CEDEX
Messieurs Chastang (pour la SCAF), Benaitier (pour la SNC) et Eglin (pour la FFV, remplaçant J.C. Périquet, empêché)
ont rencontré le 14 décembre à Paris au Ministère de l'Agriculture,
les collaborateurs du Ministre en charge du dossier de la grippe aviaire. Ils ont exposé les multiples difficultés rencontrées par les éleveurs et ont présenté les demandes suivantes : 1°) assouplissements de la réglementation pour une tenue facilitée de toutes les expositions, comme dans d'autres pays européens 2°) vaccination préventive des animaux de races d'élevages amateurs, parce qu'ils n'entrent pas dans les circuits d'exportation de viande et représentent une biodiversité à sauvegarder. 3°) pas d'éliminination préventive des élevages ayant la malchance de se trouver dans les 10 km d'un élevage infecté ou suspect. Le dernier point est déjà acquis, sauf expansion très rapide et incontrôlable de la maladie. Les autres demandes vont être soumises à l'autorité politique compétente. Les réponses devraient être très rapidement connues |
Interrogations sur le premier de grippe aviaire
sur des dindes en France
De nombreuses personnes s'interrogent sur la réalité du premier cas de grippe aviaire
dans un élevage de dindes en France* Comment le virus s'est-il introduit dans cet élevage totalement confiné ? * Y a-t-il eu une contre expertise ? * D'où provenait de lot de dindes ? * Quelle est la situation financière de l'éleveur ? * L'attitude peu catastrophée de l'éleveur est suspecte ; il semblait avoir participé à une télé-réalité ! * Le scénario de l'arrivée de la grippe aviaire semble trop bien écrit : on nous l'a annoncée à grands renforts de publicité, un oiseau sauvage est atteint, puis d'autres, un élevage domestique est touché... On attend les épisodes suivants. Cela fait penser à la guerre du golfe : les caméras attendaient sur la plage le débarquement... pour le journal de 20 heures. * Pourquoi tout cela ? Nous cache-t-on quelque chose de grave ? Des journalistes un peu curieux pourraient faire une enquête.... |

| Jean Claude Périquet Président de la Fédération française des volailles |
Alain Bénaitier Président de la Société nationale de colombiculture |
Marcel Chastang Président de la Société centrale d'aviculture de France |
Condamnables...Condamnables ces mêmes médias et les Pouvoirs publics d'avoir dramatisé une suspicion de grippe aviaire chez des touristes réunionnais de retour de Thaïlande où ils avaient visité un parc d'attractions comportant des perroquets, un hibou et des vautours... En fait, le plus " atteint" des trois patients souffrait d'une sinusite et d'un mal de dos qui l'avaient décidé à appeler les pompiers pour le conduire aux urgences. La même médiatisation interviendra-t-elle chaque fois que des grippes classiques hivernales (3000 à 4000 décès par an) se manifesteront chez des patients qui auront côtoyé de près ou de loin des volailles ou des oiseaux d'ornement ?
Condamnable l'Autorité européenne de sécurité des aliments qui a considéré le 26 octobre 20050comme un fait acquis la présence du virus H5N1 en Europe continentale, alors qu'à cette date aucun foyer d'influenza dû à ce virus n'avait été confirmé dans des élevages de volailles de l'UE. En outre, cette même instance, tout en reconnaissant qu'aucune information ne permet de suggérer que la grippe aviaire puisse être transmise à l'homme par la consommation de volailles et d'oeufs, n'exclut pas cette dernière hypothèse. D'où sa recommandation de cuire suffisamment la viande de volaille et les oeufs pour inactiver le virus et éliminer le risque... Des propos sans fondements scientifiques qui ont provoqué un beau tollé dans toute l'Europe.
Condamnable le gouvernement égyptien d'avoir interdit l'importation de volailles vivantes, quel que soit le statut sanitaire des pays fournisseurs. Avec ainsi, pour premières victimes, quelques 30000 canetons reproducteurs importés de France.
Condamnable enfin le Vendéen Philippe de Villiers d'avoir déclaré que la grippe aviaire serait le résultat du modèle agricole européen exporté dans le monde entier et basé sur la productivité... Alors que le virus H5N1 vient d'Asie par les oiseaux migrateurs ou le Transsibérien, et perdure de façon endémique dans les basses-cours surpeuplées des campagnes vietnamiennes, indonésiennes...
Bonjour chers amis aviculteurs,
De José ROBERT :
2 : Des vaccins existent-ils contre H5N1 pour les oiseaux ?
3 : Technique de vaccination pour les canards
Conclusion : la vaccination des appelants d'oiseaux d'eau
et des rapaces de chasse au vol est-elle envisageable ?
- techniquement, elle peut l'être, avec néanmoins un certain nombre de restrictions des mouvements et un suivi vétérinaire important.
- en tout état de cause, elle n'exonèrerait pas des mesures de biosécurité " élémentaires ". Elle permettrait la déclaustration, mais certaines précautions resteraient sans aucun doute maintenues
- pour les canards, il faudrait s'attendre à la mise en place d'une population sentinelle
- la décision doit de toute façon être prise par les autorités françaises, sur avis de l'AFSSA, avec en outre une validation de l'Union Européenne.
La grippe aviaire fait beaucoup parler d'elle actuellement. Il est donc logique d'y consacrer un article. Comme vous pourrez le constater, cette maladie n'est pas d'apparition récente et elle est connue depuis longtemps. Cependant, certaines caractéristiques du virus en font une maladie " émergeante ". Vous verrez aussi que ce virus n'a rien à voir avec le virus responsable de la grippe humaine, celui qui balaie les zones tempérées à la mauvaise saison (automne, hiver). Quoi que,…
DONNEES ANCIENNES :
1. LE VIRUS
La grippe aviaire est une maladie virale appelée également " influenza aviaire ". Elle était dénommée anciennement, ainsi que la maladie de Newcastle, sous le terme de " peste aviaire ". Cependant, les virus influenza sont très différents des paramyxovirus responsables de la maladie de Newcastle.
Pour ceux que cela intéresse, c'est un virus à ARN enclos dans une enveloppe dérivée de la membrane de la cellule infectée. Les virus influenza sont classés en 3 types : A, B et C. Seul le type A a été isolé chez les oiseaux. Les virus Influenza de type A sont eux mêmes classés en sous types en fonction des caractères antigéniques des protéines de surface H (pour Hémagglutinine) et N (pour Neuraminidase). Ce sont de ces types et sous types dont on parle actuellement dans les journaux. A l'heure actuelle, 13 sous types H (H1 à H13) et 9 sous types N (N1 à N9) ont été identifiés. La plupart des combinaisons possibles de ces sous types ont été isolés dans les espèces avicoles.
Le pouvoir pathogène et la contagiosité des différents virus influenza aviaires sont très variables. Les sous types H5 et H7 sont généralement très pathogènes chez les volailles.
Remarque : Le cheval est sensible au A/H3N8. Le porc est sensible aux virus grippaux A/H1N1 et au A/H3N2. L'homme est confronté tous les ans, à la mauvaise saison, aux virus grippaux A/H1N1, A/H3N2 et aussi à des souches influenza de type B. Les souches porcines et humaines sont donc comparables cela explique pourquoi la grippe porcine se transmet facilement à l'homme et vice versa. Fort heureusement, cette grippe est peu grave tant pour le porc que pour l'homme.
2. EXTENSION DE LA MALADIE
Des virus influenza ont été isolés d'un grand nombre d'espèces avicoles, domestiques et sauvages. Chez la volaille domestique, l'incidence de la contamination varie en fonction des méthodes d'élevage et de la localisation géographique. Dans certains pays, l'affection est endémique (tous les ans, quelques élevages sont atteints sans extension à l'ensemble de la zone) alors que dans d'autres, elle est exceptionnelle.
La majorité des cas cliniques sont observés chez la dinde et le canard. Les poules sont plus rarement atteintes.
Ce sont les oiseaux sauvages et principalement les oiseaux aquatiques migrateurs, notamment les canards, qui constituent le réservoir des virus. Une étude réalisée en Alberta au Canada en 1980 a révélé que 25% des anatidés (canards) migrateurs excrètent le virus (ce pourcentage atteint même 60% chez les jeunes oiseaux). Le virus se multiplie dans les cellules de l'intestin ; il en résulte une élimination massive du virus dans les matières fécales qui peuvent contaminer les eaux des lacs. Le virus survit plus de 4 jours à 22°C et 30 jours à 0 °C (comme pour beaucoup de virus, le froid les conserve !).
Les virus influenza infectent de très nombreuses espèces animales ; il n'y a pas de réelle " barrière d'espèces ". La diffusion du virus sur de larges zones en est grandement facilitée. Les mammifères et même l'homme sont des sources potentielles de virus pour les volailles.
3. LES SIGNES DE LA MALADIE
Lors de l'infection chez les poules et les dindes, la maladie se manifeste avec une intensité très variable.
Pour les souches les plus pathogènes, la mortalité est très élevée (jusqu'à 100%). Elle est associée à des signes de détresse respiratoire, des larmoiements, un écoulement nasal, une grosse tête, de la diarrhée. Chez les oiseaux les plus jeunes, la mort peut être soudaine sans signe prémonitoire.
D'autres souches provoquent des troubles respiratoires avec des oiseaux en boules, une chute de ponte et un taux de mortalité moins élevé (50 à 70%).
Les virus influenza peu pathogènes donnent des infections inapparentes (cas général chez les canards) avec de légers troubles respiratoires et une diminution de la ponte.
Remarque : Ces signes respiratoires ne sont pas caractéristiques de la maladie. Ce sont les signes respiratoires associés à un taux de mortalité très élevé qui font suspecter la " grippe aviaire " dans un élevage. Cette suspicion clinique doit toujours être confirmée par des examens de laboratoire.
4. TRAITEMENT et PREVENTION
Seules les complications bactériennes sont susceptibles d'être soignées, à moins que l'ensemble de l'effectif n'ait été éliminé dans le cadre de la police sanitaire ! Toutes les infections à virus influenza sont à déclaration obligatoire. L'isolement d'un virus très pathogène (par test de laboratoire) ou d'un virus appartenant aux sérotypes H5 ou H7 doit
être signalé aux Instances Vétérinaires Nationales et Internationales. Les cheptels contaminés sont détruits et toutes les mesures de police sanitaire prévues en cas de maladie contagieuse légale sont appliquées (surveillance renforcée pour les élevages situés autour, restriction des mouvements des volailles,….)
DONNEES ACTUELLES :
1. LE VIRUS
C'est un virus A/H5N1 ayant une virulence particulière pour un grand nombre d'espèces, y compris les palmipèdes, certaines espèces d'oiseaux sauvages, quelques espèces de mammifères, et l'homme. Plusieurs sous populations issues du virus initial se sont déjà différenciées.
Pour information, le virus influenza apparue aux Pays Bas en 2003 était du type A/H7N7, donc, différent du sous type qui sévit actuellement.
2. EXTENSION DE LA MALADIE
La maladie a émergé en Asie du Sud Est fin 2003 et sévit depuis en Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Chine et l'Indonésie. Le Japon, la république de Corée et la Malaisie ont été contaminés mais ont recouvré depuis le statut " indemne ". La maladie s'est propagée vers le Nord de la Chine puis en Russie (le 23 juillet à Novossibirk), en Mongolie, au Kazakhstan et à l'Ouest de la Russie. En octobre 2005, la maladie est présente en Turquie (H5N1) et fortement suspectée en Roumanie (virus H5N?).
La maladie a touché des élevages de poulets, de canards et de cailles. Le virus a été retrouvé sur des oiseaux sauvages trouvés morts (faucon, canards,…) et sur des porcs non malades proches de foyers aviaires.
En France, une enquête sérologique réalisée en hiver 2004-2005 révèle que les élevages de poulets et de dindes en bâtiments ne sont pas infectés. Un élevage de dinde plein air est séropositif (traces du passage viral) en H5. Par contre, plusieurs élevages de canards et d'oies ont été contaminés, sans que des signes de maladies apparaissent, par une souche H5 ou, plus rarement par une souche H7. Aucune trace n'a été détectée sur l'avifaune sauvage.
3. MESURES DE PREVENTION PRISES ACTUELLEMENT
L'importation de volailles vivantes et de leur viande originaire des pays de la zone atteinte est interdite. Les conditions sanitaires à l'importation des oiseaux de volière ainsi que sur les oiseaux de compagnie accompagnant les voyageurs sont renforcées.
Des laboratoires sont chargés de mettre au point des vaccins tant pour les volailles que pour l'homme. De plus, la pharmacie centrale des armées est responsable du stockage de médicaments antiviraux humains.
La prochaine mesure qui pourrait être prise serait d'empêcher tout accès extérieur aux volailles et autres oiseaux détenus dans les élevages. Ceci afin d'éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.
Nous verrons par la suite tout l'intérêt qu'il y a de séparer les diverses espèces animales entre elles pour limiter le risque de recombinaisons du virus et l'émergence de nouvelles souches.
POURQUOI AUTANT DE BRUIT !:
1. LES RISQUES POUR L'ELEVAGE
Le virus qui sévit actuellement est d'une part très pathogène (90-95% de mortalité dans certains élevages). D'autre part, ce virus est extrêmement contagieux pour les volailles, encore plus que ne l'est le virus de la fièvre aphteuse chez les bovins, les porcs ou les moutons. Les trajets migratoires d'oiseaux sauvages résistant à la maladie tels les anatidés (canards,….) peuvent amener le virus dans nos contrées. Les oiseaux sensibles à la maladie, quant à eux, seraient bien incapables d'entamer leur migration et ne présentent donc pas un réel risque.
L'apparition de la maladie sur le sol européen fait donc craindre de lourdes retombées économiques pour l'élevage de volailles.
2. LES RISQUES POUR LES PERSONNES
a. Personnes au contact des volailles
Bien que le virus A/H5N1 soit essentiellement un virus " aviaire ", il est responsable de la mort d'environ 100 personnes en Asia. La plupart de ses personnes avait eu des contacts étroits avec les volailles contaminées (éleveurs, personnel d'abattoir, vétérinaires,…).
b. Population dans son ensemble
Pour l'instant, le risque de transmission épidémique de la maladie à la population humaine est nul : le virus est un virus spécifiquement aviaire. Cependant, les virus influenza mutent assez facilement (c'est la raison pour laquelle les vaccins contre la grippe humaine sont actualisés avec de nouvelles souches virales chaque année). Cette mutation pourrait être grandement facilitée si, chez une personne, étaient présents à la fois le virus aviaire et un virus grippal humain classique. Alors, les 2 virus présents au sein d'une même cellule pourraient se recombiner entre eux et donner naissance à un nouveau virus mutant. Ce virus serait alors bien mieux adapté à l'homme que le virus aviaire originel et pourrait acquérir un tout autre pouvoir pathogène.
C'est pour cette raison que la vaccination des personnes contre la grippe humaine est vivement recommandée. Le vaccin contre la grippe humaine actuellement en vente contient 3 souches de virus : A/H1N1, A/H3N2 et une souche B. Ce vaccin est donc inefficace pour prévenir la grippe aviaire A/H5N1. Mais, si une personne vaccinée contre la grippe rencontre un virus grippal humain et si conjointement elle est infectée par le virus aviaire (essentiellement des personnes travaillant dans des élevages infectés), elle n'aura à se défendre que contre ce dernier virus. Le vaccin se " chargeant " du virus humain. La guérison n'en sera que plus facile.
De plus, il y aura très peu de probabilité pour que, dans une même cellule, se rencontrent le virus aviaire et le virus humain. Les recombinaisons entre les 2 virus deviennent ainsi très aléatoires et peu probables. L'effet de la vaccination contre la grippe humaine est donc bénéfique d'une part pour la personne vaccinée, et d'autre part pour l'ensemble de la population.
c. Et pour nos pigeons ?
Aucun cas de " grippe aviaire " n'a été recensé sur les pigeons dans le berceau asiatique de la maladie actuelle. D'autre part, on ne connaît pas de forme de " grippe " chez le pigeon. Cette espèce est donc un " mauvais candidat " pour la transmission de la grippe aviaire ou pour la falicitation de recombinaison génétique entre le virus aviaire et les virus humains. Il n'y a pas de réelle craintes à avoir a priori tant pour les pigeons eux mêmes que pour une éventuelle transmission de la maladie à l'homme. Cependant, au hasard de ces pérégrinations, un pigeon peut rencontrer le virus. Nous l'avons vu, les canards sauvages excrètent facilement dans leurs fientes diverses souches de virus influenza. Ces virus se retrouvent parfois en grande quantité dans l'eau. Il suffit de voir en cette période de l'année les innombrables Bernaches cravants (sorte d'oie sauvage) qui " broutent " les zostères du golfe du Morbihan pour se convaincre que cela est possible. Si des rassemblement similaires se produisent en eau douce et, si les pigeons boivent cette eau, il est alors possible qu'ils ingèrent des particules virales et les excrètent durant quelques jours. C'est pour cette raison que, bien que le pigeon soit insensible au virus Influenza, les services vétérinaires pourraient interdire tout rassemblement de pigeons et tout concours de voyageurs si le virus H5N1 faisait sont apparition sur le sol français.
Il y a donc 2 raisons majeures qui permettent de comprendre pourquoi, en Europe, on parle tant de la grippe aviaire actuellement. D'une part les migrations de l'avifaune sauvage, en particulier aquatique, vont peut être (probablement ?) amener le virus H5N1 qui risque de toucher les élevages avicoles. D'autre part, la grippe humaine commence généralement à balayer l'Europe en automne - hiver. Si ces 2 virus se rencontrent dans les mêmes cellules d'un individu, alors, des recombinaisons pourraient avoir lieu et aboutir à des virus nouveaux ou du moins, à des virus dont le pouvoir pathogène et la contagiosité ne sont pas connus.
QUE FAIRE ALORS :
Pour les pigeons il n'y a pas lieu de modifier la conduite de l'élevage, ni
la préparation des expositions ou des concours pour l'année prochaine. Au plus, pour
les colombiers proches d'étangs fréquentés par des canards sauvages, faut-il limiter
les volées (il y a de toutes façons la chasse qui ne permet pas de les laisser voler
à longueur de journée). Il faut cependant être conscient que des mesures administratives
peuvent être prises brutalement et empêcher toute exposition de volailles et pigeons
et tout concours de voyageurs (cela s'est passé en 2003 en Belgique et aux Pays Bas).
Pour vous mêmes, il faut éviter de manipuler d'éventuels oiseaux sauvages trouvés morts, en particulier les canards sauvages. Ils peuvent être apportés dans les laboratoires départementaux d'analyses vétérinaires qui ont reçu des consignes pour le " traitement " de ces oiseaux.
Dr Bernard LEFEBVRE
Vétérinaire
Grippe aviaire, on joue à se faire peur
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Influenza aviaire hautement pathogène (peste aviaire)
| ÉTIOLOGIE |
Classification de l'agent causal
Virus de la famille des Orthomyxoviridés, du genre Influenzavirus A, B. À ce jour, toutes les souches hautement pathogènes étaient des virus A appartenant aux sous-types H5 et H7
Résistance aux agents physiques et chimiques
| Température : | Inactivé à 56°C/3 h ou 60°C/30 mn |
| pH : | Inactivé à pH acide |
| Agents chimiques : | Inactivé par les agents oxydants, le dodécylsulfate de sodium, les solvants des lipides, la ß-propiolactone |
| Désinfectants : | Inactivé par le formol et les composés iodés |
| Résistance : | Résiste pendant de longues périodes dans les tissus, les fèces et l'eau |
| ÉPIDÉMIOLOGIE |
Hôtes
Transmission
Sources de virus
Répartition géographique
Des souches peu ou pas pathogènes du virus grippal de type A sont présents dans le monde entier. Des virus A de la peste aviaire appartenant aux sous-types H5 et H7 HA ont été isolés occasionnellement chez des oiseaux en liberté, en Europe et dans d'autres régions. Des foyers dus à ces virus hautement pathogènes ont été signalés en Pennsylvanie (États-Unis d'Amérique), en 1983-84. Plus récemment, des foyers ont éclaté en Australie, au Pakistan et au Mexique. Certaines données ont montré que les virus H5 faiblement pathogènes peuvent subir une mutation et devenir hautement pathogènes.
Les infections par les virus hautement pathogènes sont rares et ne doivent pas être confondues avec les infections à virus peu pathogènes, qui peuvent aussi appartenir aux sous-types H5 ou H7.
Pour obtenir des informations plus complètes, se référer aux numéros récents de Santé animale mondiale et du Bulletin de l'OIE.
| DIAGNOSTIC |
La période d'incubation est comprise entre 3 et 5 jours
Diagnostic clinique
Lésions
Poulets
Les lésions observées chez les dindons sont similaires à celles des poulets mais ne sont pas toujours aussi marquées. Les canards infectés par des souches hautement pathogènes et excrétant des virus ne présentent parfois aucun signe clinique ni aucune lésion.
Diagnostic différentiel
Diagnostic biologique
Procédures
Identification de l'agent
Tests sérologiques
Prélèvements
Identification de l'agent
Tests sérologiques
| PRÉVENTION ET TRAITEMENT |
Il n'existe aucun traitement.
Prophylaxie sanitaire
En cas de foyer
Prophylaxie médicale
Copyright © 2000 OIE
Office international des épizooties
Qu'appelle -t-on la grippe aviaire ?
La grippe aviaire, ou grippe du poulet, est une infection due à un virus de la famille des Orthomyxoviridae qui comprend plusieurs genres (ou types) dont Influenzavirus A. Celui-ci est divisé en sous types parmi lesquels les sous-types H5 et H7. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d'oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle peut être fortement contagieuse surtout chez les poulets et les dindes, et est susceptible d'entraîner une mortalité élevée dans ces espèces. Le virus Influenza aviaire peut éventuellement infecter d'autres espèces animales comme le porc ou d'autres mammifères. On parle d'épizootie de grippe aviaire lorsque la maladie affecte brutalement un grand nombre d'animaux à la fois dans une région donnée.
La paramyxovirose du pigeon (appelée maladie de Newcastle chez les volailles) a pu parfois être appelée pseudo peste aviaire. Ce terme prête à confusion et devrait être banni du vocabulaire actuel. Le terme " peste aviaire " a été dans le passé réservé à l'influenza sous sa forme aiguë grave. Certains peuvent encore l'employer aujourd'hui mais depuis 1981, on ne devrait parler que de " infection à virus influenza très pathogène ".
Comment se transmet le virus chez les animaux ?
Le virus se transmet essentiellement par contamination aérienne (secrétions respiratoires) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l'exposition à des matières contaminées (par l'intermédiaire de la nourriture, de l'eau, du matériel et de vêtements contaminés). Les espaces confinés favorisent la transmission du virus.
Comment reconnaître la maladie dans un élevage de volailles ?
Après une période d'incubation de 3 à 5 jours, les signes suivants peuvent apparaître : diminution de l'appétit, réduction considérable de la production d'œufs, puis évolution vers une mort subite des volailles (la mortalité peut atteindre de 90 à 100 %).
Existe-t-il des tests de diagnostic rapide de la maladie chez les animaux ?
Des tests à visée diagnostique existent ; ils permettent d'identifier le virus grippal sans pouvoir en préciser le type.
Le virus influenza aviaire est-il transmissible de l'animal à l'homme ?
Le virus de la grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de l'animal à l'homme. Le phénomène observé depuis janvier 2004 en Asie confirme l'existence de plusieurs cas de transmission de ce type. Un phénomène semblable de transmission d'un virus aviaire à l'homme a été observé en Chine en 1997 (" grippe du poulet à HongKong ") avec un virus A (H5/N1) et aux Pays-Bas au printemps 2003 avec un virus A (H7/N7).
La contamination est aérienne et se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d'animaux infectés, par voie directe ou indirecte (surfaces et/ou mains souillées par les déjections).
Quelles sont les populations les plus exposées au risque d'infection par
le virus aviaire dans les pays affectés ?
Les personnes les plus exposées sont celles qui travaillent ou interviennent dans une zone contaminée :
- les éleveurs et leur famille quand elles résident à proximité des élevages,
- les techniciens de coopératives et les vétérinaires,
- les techniciens et vétérinaires des services,
- les équipes de ramassage
- les équipes d'euthanasie qui manipulent le matériel spécifique et les animaux,
- les équipes de nettoyage et de désinfection,
- et le personnel technique des laboratoires de diagnostic et de recherche.
Le Virus influenza aviaire est-il transmissible d'homme à homme ?
Une transmission secondaire d'homme à homme est possible mais reste exceptionnelle (3 cas intra-familiaux documentés aux Pays-Bas au printemps 2003 avec le virus A (H7/N7)). Selon l'OMS, à la date du 05 août 2005, il n'existe pas de preuve d'une transmission inter humaine significative en Asie.
Qu'est-ce qu'un réassortiment ? Quel est le risque chez l'homme d'une telle évolution ?
Une transmission du virus aviaire à l'homme, possible mais exceptionnelle, risque de favoriser, chez une personne déjà contaminée par le virus de la grippe humaine, des échanges de matériel génétique entre ces deux virus. Un tel réassortiment génétique peut engendrer l'apparition d'un nouveau type de virus susceptible de s'adapter plus facilement à l'homme. Ce mécanisme faciliterait la transmission inter humaine de ce nouveau type de virus avec un risque d'épidémie voire de pandémie, comme cela s'est vu dans le passé.
Quels sont les signes cliniques de la maladie chez l'homme ?
Après une durée d'incubation pouvant aller jusqu'à sept jours selon l'OMS, la maladie se présente d'abord comme une grippe banale (fièvre supérieure à 38°C associée à des maux de gorge, des douleurs musculaires et des troubles respiratoires comme une toux), mais elle s'aggrave rapidement du fait de troubles respiratoires sévères.
Existe-t-il des tests de diagnostic rapide de la maladie chez l'homme ?
Il existe des tests de diagnostic rapide de grippe qui permettent simplement de confirmer ou non l'existence du virus grippal sans en préciser le type.
Existe-t-il un vaccin chez l'homme ? Quand sera-t-il disponible ?
Le vaccin contre la grippe humaine saisonnière qui est élaboré chaque année, ne protège pas contre le virus de la grippe aviaire. Le vaccin dirigé contre le virus H5N1 actuellement observé en Asie (appelé vaccin pré-pandémique) pourrait être utilisé pour vacciner d'une part les professionnels de santé qui traiteraient les personnes malades en provenance d'Asie, d'autre part les professionnels en contact avec un élevage français touché par le virus actuellement en circulation en Asie. En cas de pandémie, ce vaccin ne serait efficace que si le nouveau virus est proche du virus pré-pandémique actuellement connu (H5/N1).
Un vaccin efficace ne pourra être fabriqué que lorsque la souche du virus responsable de la pandémie sera connue et isolée. Le délai de fabrication serait de plusieurs mois à partir du début de la pandémie.
Existe-t-il un traitement préventif efficace chez l'homme ?
Il n'y a pas de traitement préventif contre la grippe aviaire ; néanmoins, dans certaines circonstances particulières, un traitement anti-viral post-exposition par oseltamivir (Tamiflu®) pourrait être proposé. Les autorités sanitaires préparent un plan d'utilisation de ces médicaments.
Existe-t-il un traitement curatif efficace chez l'homme ?
Le traitement est avant tout symptomatique. Des traitement anti-viraux, oseltamivir (Tamiflu®), permettent d'atténuer les symptômes et les complications de la maladie. Il n'est efficace que s'il est administré dans les 48 heures après le début des symptômes. Les autorités sanitaires préparent un plan d'utilisation de ces médicaments. Les antibiotiques, inactifs sur les virus, ne sont utilisés qu'en cas de surinfection bactérienne.
Situation en Asie
Que se passe-t-il en Asie ? Quels sont les pays touchés ?
Des foyers d'épidémie de grippe aviaire à virus influenza A (H5/N1) ont été signalés dans différents pays d'Asie. Des cas de transmission du virus aviaire à l'homme ont été formellement confirmés au Vietnam, en Thaïlande, au Cambodge et en Indonésie, sans qu'il y ait d'éléments en faveur d'une transmission inter humaine significative dans ces pays.
Alors que ce virus infecte essentiellement les volailles, des rapports officiels font également mention de cas chez des canards et des porcs au Vietnam.
Pour suivre l'évolution des pays affectés, se référer au site de l'OMS (www.who.int) et de l'Organisation mondiale de la santé animale (http://www.oie.int).
Quelles sont les mesures prises dans ces pays pour enrayer l'épidémie de grippe aviaire ?
La stratégie recommandée en cas d'influenza aviaire hautement pathogène consiste à éviter toute exposition au virus et à éradiquer la maladie. En l'absence de transmission inter-humaine, ces stratégies de lutte reposent, chez l'homme, essentiellement sur le diagnostic, l'hygiène, l'éducation et la quarantaine et chez les animaux, sur les mesures d'abattage massif comme le précisent l'Organisation mondiale de la santé (http://www.who.int) et l'Organisation mondiale de la santé animale (http://www.oie.int).
Quelles sont les recommandations pour les personnes se rendant dans les
pays affectés par la grippe aviaire ?
A ce jour (01/08/05), l'OMS ne préconise pas de restreindre les voyages dans les zones concernées. Le Ministère de la santé recommande aux personnes se rendant dans les pays affectés par l'épizootie d'éviter tout contact avec les volatiles et les porcs vivants ou leurs cadavres, y compris sur les marchés. Il leur est également recommandé d'éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d'animaux. Il est enfin interdit de rapporter un volatile vivant de ces pays, en particulier les oiseaux d'ornement (décision européenne en date du 29 janvier 2004).
Il est recommandé de ne pas consommer de volaille ou de produits à base d'œufs insuffisamment cuits (voir le site de l'AFSSA, http://www.afssa.fr, fiche d'évaluation du risque encouru par l'homme lié à la consommation de viande de volaille infectée par un virus de l'influenza aviaire). Des recommandations (s'inscrivant par exemple dans le cadre des conseils généraux d'hygiène pour les voyages dans les pays en développement) doivent être respectés, en particulier : éviter de consommer des produits alimentaires crus ou peu cuits et se laver les mains fréquemment à l'eau et au savon ou avec un soluté hydro-alcoolique qu'il est conseillé d'emporter de France.
Quelles sont les recommandations pour les personnes qui,
dans un cadre professionnel (vétérinaire, secteur agro-alimentaire,…),
doivent se rendre dans un élevage de volaille d'un des pays affectés par la grippe aviaire ?
L'ensemble des recommandations est disponible dans le document " Conduite à tenir devant un cas d'influenza aviaire à risque établi de transmission humaine ".
Le ministère de l'agriculture indique qu'il convient, lors du retour en France, de ne pas visiter d'élevages de volailles avant une semaine (voir le site Internet du ministère de l'agriculture, http://www.agriculture.gouv.fr ).
Quels sont les vaccinations recommandées aux personnes se rendant
dans les pays affectés par la grippe aviaire ?
A ce jour, la vaccination antigrippale n'a pas été recommandée à toutes les personnes qui se rendent dans ces pays, le vaccin n'étant pas efficace contre le virus A (H5/N1), mais elle garde son intérêt pour les personnes à risque vis à vis de la grippe humaine. Les recommandations habituelles et les conseils aux voyageurs sont disponibles sur le site Internet du Comité d'Informations MEDicales, groupe de travail placé sous la tutelle de la Maison des Français de l'Etranger, service du Ministère des Affaires Etrangères (http://www.cimed.org). D'autres recommandations pourront être prises en fonction des résultats des investigations de l'OMS sur le risque de transmission inter humaine.
Quelles sont les recommandations pour les personnes vivant dans
les pays affectés par la grippe aviaire ?
Dans les zones affectées, il est essentiel de respecter les recommandations émises par les autorités sanitaires locales. Les ressortissants français vivant dans l'une de ces zones peuvent se rapprocher des services consulaires afin d'en prendre connaissance. Le Ministère de la santé recommande aux personnes vivants dans les pays affectés par l'épizootie d'éviter tout contact avec les volatiles et les porcs vivants, y compris sur les marchés. Il leur est également recommandé d'éviter tout contact avec une surface apparaissant souillée par des fientes de volailles ou des déjections d'animaux. Il est également recommandé de ne pas consommer de volaille ou de produits à base d'œufs insuffisamment cuits (voir le site de l'AFSSA, http://www.afssa.fr, fiche d'évaluation du risque encouru par l'homme lié à la consommation de viande de volaille infectée par un virus de l'influenza aviaire). Enfin, l'importance des mesures d'hygiène classique, notamment le lavage fréquent des mains à l'eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, est rappelée. Pour de plus amples informations sur les recommandations, consulter le site Internet du Comité d'Informations Médicales (CIMED), groupe de travail placé sous la tutelle de la Maison des Français de l'Etranger, service du Ministère des Affaires Etrangères : http://www.cimed.org.
Le port du masque est-il recommandé dans les pays affectés ?
Le port d'un masque de protection pour prévenir une éventuelle contamination au contact de volatiles est recommandé pour les personnels intervenant dans les élevages.
Situation en France
Quelles sont les recommandations pour les voyageurs au retour des
pays affectés par la grippe aviaire ?
A ce jour, tant que la transmission inter-humaine n'est pas avérée, aucune mesure particulière telle que quarantaine, port d'un masque de protection, prise de sang ou traitement ne doit être proposé systématiquement aux personnes revenant des zones d'épizootie. Le dépistage systématique du virus A (H5/N1) ne présente pas d'intérêt ; il n'y a aucun argument épidémiologique pour prescrire une sérologie.
Si le voyageur présente un syndrome grippal
dans les sept jours après son retour d'une zone touchée par l'épizootie
(fièvre > 38°c accompagnée d'une toux, d'un essouflement et de douleurs
articulaires et musculaires), il est important de prendre l'avis d'un médecin via le centre 15.
Quelles sont les mesures prises par la France pour éviter que cette maladie
s'installe sur le territoire ?
Afin de lutter contre la propagation du virus de la grippe aviaire en Europe,
le 23 janvier 2004, la France et ses partenaires européens ont arrêté
les mesures suivantes : interdiction d'importer des volailles vivantes, des viandes de volaille et des œufs provenant de Thaïlande (seul pays importateur affecté par la grippe aviaire). Depuis, le 29 janvier 2004, l'Union Européenne a interdit l'importation des oiseaux de volière et des oiseaux d'ornement accompagnant les voyageurs en provenance des pays affectés par la grippe aviaire. En ce qui concerne les plumes de volatiles en provenance des pays affectés (literie, vêtements,…), celle-ci subissent des traitements d'inactivation des germes microbiens et ne présentent donc pas de risque particulier.
Y a-t-il un risque de contamination lié à la consommation de volailles ou d'œufs ?
Rappelons tout d'abord l'interdiction, au sein de l'union européenne, d'importer des volailles vivantes, des viandes de volaille et des œufs en provenance de Thaïlande (seul pays importateur affecté par la grippe aviaire).
La transmission du virus Influenza aviaire s'effectue par voie aérienne. Selon l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), le risque de contamination de l'homme par ingestion de viandes infectées est considéré comme faible voire négligeable : d'une part, l'infectiosité des virus influenza est détruite très rapidement à des températures supérieures à 60°C (pendant 5 minutes à 60°C, 1 minute à 100°C). D'autre part, dans l'hypothèse d'une ingestion de viande de volaille ou d'œuf contaminés et crus, le virus serait détruit par l'acidité du liquide gastrique (voir le site de l'AFSSA, http://www.afssa.fr, fiche d'évaluation du risque encouru par l'homme lié à la consommation de viande de volaille infectée par un virus de l'influenza aviaire).
Quelles seraient les mesures sanitaires prises en France en cas
de survenue de cas de virus influenza aviaire dans un élevage ?
Les mesures prises par les autorités françaises seraient de deux types :
* des mesures visant à limiter l'extension de la maladie dans les élevages touchés :
elles sont prises par les services de la Direction générale de l'alimentation
(DGAl) du Ministère chargé de l'agriculture. (voir le site Internet http://www.agriculture.gouv.fr)
* des mesures visant à éviter les risques de transmission du virus influenza
aviaire à l'homme et ses conséquences possibles (voir la question sur les réassortiments),
et graduées en fonction de l'évolution de la situation épidémiologique en France.
Ces mesures sont de trois types et s'adressent aux personnes les plus exposées,
c'est à dire celles qui travaillent ou interviennent dans une zone contaminée :
* mesures de protection et d'hygiène individuelle, visant à éviter tous risque
de transmission du virus influenza aviaire à l'homme dans l'exploitation affectée
(outre les recommandations émises par les services vétérinaires comme la mise en
place de pédiluve à la sortie des bâtiments contaminés, le port de combinaison et
de masques de protection…), notamment :
- le lavage fréquent des mains à l'eau et au savon puis rinçage à l'eau, surtout dès la sortie des exploitations,
- le lavage puis la désinfection des bottes à la sortie des exploitations.
* mesures de protection individuelle, visant à prévenir l'infection par le virus Influenza aviaire chez l'homme : un traitement prophylactique antiviral serait donné sur prescription médicale aux populations les plus exposées dans l'exploitation affectée par la grippe aviaire.
* mesures de protection collective, visant à limiter le risque de réassortiment génétique : une vaccination contre le virus de la grippe humaine (vaccin inactivé de la saison en cours) des populations les plus exposées serait décidée par les autorités sanitaires.
Menace de pandémie grippale
Quels sont les risques représentés par le virus influenza aviaire ?
Le virus de la grippe aviaire de type A (H5/N1) peut se transmettre de l'animal à l'homme comme le montre le phénomène observé depuis janvier 2004 en Asie. La contamination est aérienne et se fait essentiellement lors de contacts étroits, prolongés et répétés dans des espaces confinés avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d'animaux infectés. Elle peut se faire de façon directe ou indirecte (par l'intermédiaire des surfaces et/ou des mains souillées par les déjections). La répétition des cas de transmission du virus aviaire à l'homme risque de favoriser l'apparition d'un nouveau type de virus susceptible de s'adapter plus facilement à l'homme. Ce mécanisme faciliterait la transmission inter humaine de ce nouveau type de virus, avec le risque d'épidémie voire de pandémie qui en découle.
Quelles sont les différences entre la virulence et la contagiosité d'un virus ?
La virulence se définit par la capacité d'un virus ou d'un agent infectieux d'induire une maladie grave. La contagiosité se définit par la capacité d'un virus ou d'un agent infectieux d'être transmis d'une personne à l'autre. Le rhume est du à un virus très contagieux, qui est peu virulent (guérison spontanée). Inversement, certaines méningites virales, parfois sévères, sont dues à des virus qui ne sont pas contagieux. Dans le contexte de la naissance d'une pandémie grippale, il s'agit de l'adaptation d'un virus virulent et peu contagieux, qui devient contagieux ; on redoute l'apparition d'un virus qui, subitement, acquiert la capacité d'être très contagieux et de diffuser rapidement.
Que signifie le terme pandémie grippale ?
Une pandémie grippale se définit comme une forte augmentation dans l'espace et dans le temps des cas de grippe qui finit par diffuser à l'ensemble des pays, accompagnée d'un nombre important de cas graves et d'une mortalité élevée. Elle résulte de l'introduction dans l'espèce humaine, le plus souvent à partir d'un réservoir animal, d'un virus grippal complètement nouveau, vis-à-vis duquel la population n'est pas encore immunisée.
Quelle est la différence entre une pandémie et une épidémie ?
Une pandémie et une épidémie se définissent toutes deux comme une forte augmentation dans l'espace et dans le temps des cas d'une maladie. La différence se situe dans l'étendue et la gravité du phénomène : la pandémie s'accompagne d'un nombre important de cas graves et d'une mortalité élevée dans plusieurs pays simultanément.
Sommes-nous déjà au stade de pandémie grippale ?
Nous sommes (01/08/05) en phase pré-pandémique depuis décembre 2003 (cas humains d'infection à virus aviaire en Asie) : la mortalité due à ce virus est certes élevée (54 décès sur 108 cas notifiés à l'OMS au 28/06/05), mais la transmission virale demeure de l'oiseau à l'homme lors de contacts étroits et il n'y a pas de transmission inter humaine significative. Le dernier niveau avant la phase pandémique sera atteint lorsque le nouveau virus aura acquis une capacité de transmission inter humaine.
L'apparition d'un virus grippal nouveau chez l'homme entraîne-t-elle inévitablement une pandémie ?
Non. Prenons l'exemple de l'épisode de la grippe dite du poulet à Hong Kong en 1997 : l'apparition d'un nouveau virus grippal n'a pas débouché sur une pandémie probablement parce que le virus aviaire n'était transmissible que par les volailles vivantes. La suppression de la source de contamination a permis de faire disparaître le danger.
Quels seraient les symptômes de la grippe pandémique ?
Les premiers symptômes du nouveau virus de la grippe ressembleront probablement à ceux de la grippe saisonnière : fièvre élevée (> à 39°C), maux de tête, courbatures, fatigue, toux et gêne respiratoire. Toutefois, l'intensité des symptômes de ce nouveau virus pourra varier, et d'autres signes pourraient apparaître.
Par ailleurs, lors de la grippe, des complications peuvent apparaître. Elles peuvent être liées au virus lui-même (par exemple otite, pneumopathies, …). Elles peuvent également être dues à une surinfection par des bactéries touchant les voies respiratoires (pneumonies), mais aussi généralisées comme des septicémies.
En cas de transmission inter humaine du virus, quelles
seraient les mesures permettant de limiter sa propagation (de ralentir la progression de la pandémie) ?
Le virus de la grippe se transmet principalement par des gouttelettes respiratoires émises lors de la parole, de l'éternuement ou de la toux. Différentes mesures doivent être respectées afin de ralentir la propagation du virus :
- Le maintien à domicile des personnes atteintes, en l'absence de complications graves, permet d'éviter la transmission du virus notamment en milieu de soin. Les professionnels de santé libéraux assureront la prise en charge à domicile et décideront de l'hospitalisation des cas graves.
- La quarantaine à domicile pendant 6 jours des personnes ayant eu des contacts sans protection avec des malades.
- Le port de masque permet de limiter le risque de transmission du virus. Deux types de masques sont recommandés :
- Le masque de type chirurgical porté par une personne malade afin de limiter la contamination de son environnement et de son entourage proche (évite la projection de gouttelettes respiratoires),
- Le masque de protection respiratoire (type FFP2, ou à défaut FFP1) porté par le personnel soignant en charge d'une personne malade afin de le protéger d'une contamination.
- Le virus peut aussi se trouver sur les mains et les surfaces inertes. Le respect strict des mesures classiques d'hygiène permet également de limiter le risque de transmission du virus : le lavage des mains est essentiel. Il doit se faire soigneusement au savon durant au moins 30 secondes et doit être répété dans la journée, en particulier après les mouchages et les éternuements, après chaque contact avec un malade, après chaque sortie et retour au domicile. Il est également essentiel de : se couvrir la bouche et le nez chaque fois qu'on tousse ou qu'on éternue ; ne pas cracher par terre, mais toujours dans un mouchoir ; utiliser des mouchoirs en papier à usage unique ; toujours se laver les mains après chacune de ces actions.
- Enfin, en situation pandémique, des mesures visant à interdire les lieux de rassemblement pourront être prises.
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Samedi 13 mai 2006 : Grippe aviaire : levée du confinement des volailles en France, sauf dans la Dombes Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé vendredi la levée du confinement des volailles sur l'ensemble du territoire, à l'exception de la région de la Dombes (Ain), suivant ainsi les recommandations de l'Agence française de sécurité sanitaire (Afssa).
Cette mesure entrera en vigueur samedi, dès la parution d'un arrêté en ce sens au Journal officiel, a précisé le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau, à l'issue d'une réunion interministérielle sur la grippe aviaire à Matignon. Le gouvernement avait décidé à la mi-février le confinement général des oiseaux et des volailles élevés en plein air ou détenus par des particuliers sur l'ensemble du territoire métropolitain, face au risque d'arrivée de la grippe aviaire en France. "Aujourd'hui, la situation est différente et, après l'avis des experts, en particulier de l'Afssa, nous avons décidé la levée des mesures de confinement à l'exception de la Dombes", a déclaré M. de Villepin. "Nous restons vigilants et mobilisés pour assurer leur protection. Je veux rendre hommage à tous, éleveurs, agriculteurs, l'ensemble des services de l'Etat, tous ceux qui, sur le terrain, travaillent pour assurer cette protection", a-t-il précisé. Le gouvernement n'a pour l'instant pas prévu de date-butoir à cette autorisation. Il demandera "un autre avis" à l'Afssa "à la fin de l'été quand reviendra le temps des oiseaux migrateurs", a précisé M. Bussereau. "Nous réadapterons les mesures à ce moment-là", a-t-il dit. En outre, les "rassemblements" d'oiseaux sont de nouveau autorisés sur tout le territoire, à l'exception également de la Dombes, a-t-il ajouté. Pourront donc avoir lieu, dès ce week-end, les manifestations colombophiles, les foires, les marchés, les expositions ou les concours comprenant des volatiles. Saisie le 27 avril par le gouvernement pour réévaluer la situation sanitaire et les risques de contamination par la grippe aviaire à l'approche de la fin de la période migratoire, l'Afssa a recommandé vendredi matin la levée de ce confinement, hormis dans la Dombes, seule région encore à risque. L'Agence a jugé le risque lié aux migrations "nul à négligeable" sur la période qui s'étend de début mai au début des migrations automnales. Elle n'observe pas, sur le territoire national, "d'autre risque significatif prévisible" de contamination par le virus H5N1 hautement pathogène de la grippe aviaire. Le gouvernement avait indiqué le 5 mai qu'il ajusterait "immédiatement le dispositif de précaution" à la suite de l'avis de l'Afssa. L'Ain a été, en février, le premier département touché par le virus H5N1 de la grippe aviaire, avec des dizaines de cas d'oiseaux sauvages morts et un élevage de dindes contaminé puis abattu. Un nouveau cas de H5N1 avait été signalé sur un cygne retrouvé mort le 18 avril. Depuis le 1er janvier, sur plus de 14.000 oiseaux sauvages morts examinés en France, 64 se sont révélés positifs au virus, dont 63 dans l'Ain et 1 dans les Bouches-du-Rhône. La Confédération Paysanne a salué vendredi la recommandation de l'Afssa estimant qu'elle "aurait dû intervenir dès fin avril" et ajoutant que "les éleveurs dans leur grande majorité n'ont pas attendu" l'Afssa "pour lever le confinement". La Coordination rurale a parlé elle d'une "excellente nouvelle". Les experts des 25 avaient entériné début mai la proposition de la Commission européenne de prolonger jusqu'au 31 décembre les mesures de confinement dans les zones à risques et jusqu'au 31 juillet l'embargo sur les importations commerciales d'oiseaux de compagnie. L'Organisation internationale de la santé animale (OIE) a déjà constaté que le retour des oiseaux migrateurs d'Afrique en Europe n'avait pas provoqué l'épizootie tant redoutée, tout en appelant à maintenir la "vigilance". L'OMS a récemment rappelé que la grippe aviaire reste "très très difficilement transmissible à l'homme". |
Arrêté du 2 mai 2007
L'étang où 3 cygnes ont été retrouvés morts, le 3 juillet 2007 à Assenoncourt (Moselle)Le virus de la grippe aviaire H5N1 hautement pathogène
est bien à l'origine du décès de trois cygnes trouvés morts sur un étang de la commune d'Assenoncourt en Moselle (voir carte ci-contre), a annoncé jeudi dans
un communiqué le ministère de l'Agriculture.
Grippe aviaire : levée des mesures en MoselleLe 4 octobre 2007, les ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie avaient décidé d'abaisser le niveau de risque de la grippe aviaire d'élevé à modéré puis le 12 octobre de modéré à faible sur l'ensemble du territoire à l'exception de cinq zones à risques prioritaires en Lorraine.
De nombreuses expositions de volailles comme celle de Niort sont annulées
Vendredi 25 janvier 2008 :
Samedi 26 janvier 2008 :

Les autorités sanitaires britanniques ont confirmé la présence d’un virus influenza aviaire H7N7 hautement pathogène sur des prélèvements effectués
dans un élevage de 25 000 poules pondeuses (plein-air ou semi plein-air ?), commune de Banbury, Oxfordshire. Les volailles de cet élevage ont été abattues hier.
Un zonage de 3 et 10 kms a été effectué avec restriction des mouvements conformément à la directive 2005/94.
Les investigations épidémiologiques se poursuivent concernant notamment l'origine possible de la contamination.
Vous trouverez en pièce jointe les informations relatives au zonage.
Une recherche a permis de mettre en evidence qu'aucune importation de volailles, d'oiseaux ni d'oeufs à couver en provenance de ce
comté et des deux comtés limitrophes n'a été effectuée sur le territoire français depuis le 01/05/08.
Le Japon a annoncé mercredi qu'il suspendait ses importations de volailles en provenance du Royaume-Uni.