Les oies françaises


Tous ces textes sont extraits des ouvrages avicoles

L'oie d'Alsace
Son origine se situe dans les petites vallées de la basse Alsace : Zorn, Bruche, Sauer, Moder, ainsi que dans la plaine du Ried. C'est une petite oie, surtout créée pour l'obtention de foie d'oie le plus gros possible après gavage.
Les éleveurs doivent rechercher et sélectionner les su jets assez bas sur pattes et au corps aussi large que possible permettant un bon développement des organes intérieurs, notamment du foie. Les oeufs à couver pèsent 120 g environ. Mâle et femelle ont la même masse : de 4 à 4,5 kg.
Diverses variétés sont reconnues : grise, blanche (voir photo ci-contre), gris et blanc, tacheté gris et blanc.


L'oie Blanche du Bourbonnais
Comme son nom l'indique, elle est originaire du Bourbonnais, qui se trouve dans la région de l'Allier, avec Moulins pour centre. C'est une oie de bonne taille puisque le jars pèse de 9 à 10 kg et l'oie de 7 à 8 kg. Elle est rustique, précoce et assez prolifique, active, massive, trapue mais sans lourdeur ; elle possède une légère panouille. Pondeuse correcte, l'oie couve bien si on lui laisse les oeufs. Ces derniers ont une coquille blanche et pèsent 160 g. Cette race est surtout destinée à fournir des sujets à rôtir de bonne taille, mais on peut l'engraisser avec profit. Une seule variété est reconnue : la blanche, au bec rouge orangé tirant parfois sur le rose orangé.



L'oie de Bresse ou oie de l'Ain
L'oie de Bresse n'a jamais eu de standard homologué -ni même de description précise. Le numéro du 15 avril 1929 de la revue la Vie à la campagne indique : " L'oie Bressane ne se présente pas avec un caractère de netteté égalant, par exemple, le type de l'oie du Poitou ou du Bourbonnais. Sauf quelques exceptions, les troupeaux ne donnent pas le sentiment de l'homogénéité désirable. Cette oie nous parait être de taille moyenne, plutôt petite, d'un modèle plus léger et plus dégagé que l'oie du Bourbonnais. "
Vers 2000, les éleveurs du Bresse-Gauloise Club décide de resélectionner l'oie de Bresse. Mais, le nom de Bresse est protégé par une A.O.C. et ils décident donc de l'appeler "oie de l"Ain".


L'oie Flamande
L'oie Flamande est une oie franco-belge, plutôt préservée en Flandre belge. Très rare en France. Oie rustique à élever en liberté presque totale ; grande marcheuse. Autrefois utilisée pour ses plumes. Deux variétés : blanche ; bicolore (gris et blanc).
Jars : 5 à 6 kg ; oie : 4 à 4,5 kg.


L'oie des Landes
Cette oie grise a été sélectionnée dans le sud-ouest de la France, dans la région des Landes, à partir de l'oie de Toulouse dans le but d'obtenir un animal plus léger avec de meilleurs résultats au point de vue de la production et de la qualité des foies gras. Cela a donné un jars de 7 kg et une oie de 6 kg, au corps fort avec un ventre bien développé.


L'oie grise du marais Poitevin
Les marais de l'ouest du Poitou ont toujours été une région propice à l'élevage des oies. Celles-ci y disposaient de liberté, d'espace, d'eau et de verdure à volonté, et beaucoup d'habitants du Poiré-sur-Velluire, de La Taillée, Nalliers, Vouillé menaient leur troupeau sur le terrain communal. Chaque foyer jouissait du droit de faire pâturer un " fût ", c'est-à-dire 9 oies et 2 jars, plus les jeunes. Après la Seconde Guerre mondiale, il y avait au Poiré-sur-Velluire, par exemple, un terrain communal de 247 hectares et 15 éleveurs d'oies, soit un cheptel de 1 400 sujets ; cela représentait un revenu non négligeable pour les éleveurs qui vendaient la viande (oie à rôtir), les plumes et le duvet. En 1992, sur cette commune, ne subsistaient que 2 éleveurs !
Aussi le Parc interrégional du Marais poitevin entreprit dès 1992 une action de conservation de cette population en collectant chez les éleveurs les individus les plus représentatifs. Une sélection a été opérée afin de garder les sujets correspond aux critères. Depuis 1996 la vente des reproducteurs a commencé, et en 1998 le parc disposait de 150 individus de qualité homogène au sein d'un conservatoire.


L'oie de la Meuse
C'est une petite oie grise, probablement directement issue de l'oie sauvage, qui était élevée parfois en troupeaux considérable dans la vallée de la Meuse et de ses affluents, dans le nord-est et même en Belgique jusqu'à la frontière des Pays-bas. Elevée depuis au moins le XIXe siècle, elle n'existe plus aujourd'hui. On peut cependant l'assimiler à l'oie d'Alsace.


L'oie Normande
Race obtenue par l'amélioration de l'oie commune. Elle se caractérise par le fait que le jars et l'oie sont de couleurs différentes. Le jars est toujours blanc alors que l'oie est gris et blanc. C'est une oie de taille moyenne (Jars : 4,5 à 5,5 kg oie : 4 à 5 kg) qui pond des oeufs de 120 g. Son corps est massif, mais elle reste élégante. Très rustique d'élevage facile, elle sera maintenue dans de grands herbages où elle trouvera une grande partie de son alimentation.


L'oie blanche du Poitou
L élevage de cette oie blanche est très ancien dans le département de la Vienne et les régions limitrophes. On dit que son élevage fut introduit à Poitiers sous les ducs d'Aquitaine par quelques gentils-hommes hollandais installés dans cette ville. C'est une oie pas très grosse (Le jars pèse 6,5 kg et l'oie 6 kg) : la panouille est absente ou peu prononcée. Bec jaune orangé marqué avec onglet plus clair tirant sur le rose, iris bleu clair, tarses jaune orangé sont ses principales caractéristiques. Elle est élevée pour sa chair, ses plumes et son duvet, comme les autres oies, mais aussi pour sa peau garnie de duvet commercialisée sous le nom de " bandes de cygnes " ou " peaux de cygnes ".


L'oie de Toulouse à bavette
Comme son nom l'indique, cette race est originaire du sud-ouest de la France, mais pour être honnête il faut dire qu'elle a été façonnée dans sa forme actuelle par les éleveurs anglais.
C'est un oiseau de taille énorme, à la carrure épaisse et massive, à l'attitude fière ; cou fort ; tête large et courte avec bavette ; panouille double fermée à l'arrière et touchant le sol.
Son plumage est abondant, fort, serré sur les régions supérieures du corps, mais très épais, plus lâche et plus doux dans les parties basses, bouffant aux cuisses et au croupion.
Le jars pèse de 9 à 10 kg et l'oie de 8 à 9 kg. Les oeufs à couver doivent peser 160 g minimum.


L'oie de Toulouse sans bavette
Oie sans bavette, un peu plus légère, à la silhouette élégante, aux taille et forme plus fines que le type à bavette (Jars : 8 à10 kg ; oie : 6 à 8 kg). Le volume n'exclut ni la sveltesse des formes ni l'agilité dans la démarche. Son plumage est abondant, serré, mais moins épais sur le croupion et les cuisses que sur le dos et la poitrine.
Ce type sans bavette est plus productif que le précédent et est prioritairement utilisé pour l'obtention des foies gras dans le Sud-Ouest.
À noter :
L'oie de Toulouse est, sans contestation possible, l'oie française la plus connue à l'étranger, mais c'est principalement sa variété " à bavette " qui est sélectionnée. Celle-ci est aussi dénommée oie de Toulouse type industriel tandis que la variété " sans bavette " est appelée type agricole.


L'oie de Touraine
Son origine est sans doute la même que celle des autres oies blanches du centre de la France : la Bourbonnaise et la blanche du Poitou. C'est une oie à rôtir, qui fournit aussi ses plumes et son duvet, dont les principales caractéristiques sont : animal fort, vigoureux, robuste et de développement rapide, alerte ; bec jaune orangé cou relativement fort et long ; tarses jaune orangé ; masse du jars de 6 à 7 kg, de l'oie de 5 à 6,5 kg. Son standard, rejeté par la commission française des standards volailles le 23 mai 1998, a été adopté l'année suivante.


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