Les nouvelles de la grippe aviaire et autres maladies depuis le 1er janvier 2009


Pour avoir l'historique de la grippe aviaire avant 2009, cliquez ici

Ci-dessous, vous trouverez :
* Des foyers de H5N3 en Allemagne
* H5N2 en Corée
* Les migrateurs disculpés
*Influenza aviaire faiblement pathogène de type H5 en Vendée
*Info grippe mexicaine. Lundi 27 avril 2009
*Grippe A (H1N1) chez l'animal
*Apparition d'un foyer de virus faiblement pathogène dans les Deux-sèvres. Novembre 2009
*FRANCE : un elevage de dindes reproductrices contamine par le H1N1. Janvier 2010
*TAIWAN : 49000 OISEAUX (volailles contaminés par le H5N2. Janvier 2010
*France (Morbihan) : cas de maladie de Newcastle. Décembre 2010
*France (Côtes-d'Armor) : nouveau cas de maladie de Newcastle. Janvier 2011

  Décembre 2008 :
Des foyers de H5N3 faiblement pathogène
découverts dans la région de Cloppenburg,
Basse-Saxe (Allemagne)
Entre les 10 et 18 décembre 2008,
plus de 260 0000 volailles ont été abattues.
Voir la localisation sur la carte ci-contre

 Décembre 2008 :
La République de Corée détruit un élevage de 6837 canards

Dans le cadre des mesures de lutte actuellement en cours pour l’influenza aviaire en République de Corée, une campagne de surveillance a été menée depuis septembre dernier dans tous les élevages de canards.
Le 29 décembre 2008, des échantillons fécaux prélevés dans un élevage de canards se sont révélés positifs au test d’hémagglutination (HA).
Le 31 décembre 2008, le virus a été identifié comme étant le virus de l’influenza aviaire faiblement pathogène de sous-type H5N2 par hémagglutination, inhibition de la neuraminidase et séquençage génétique.
Tous les canards de l’élevage atteint ont été abattus le 23 décembre 2008.
Source du/des foyer(s) ou origine de l´infection • Inconnue ou incertaine
Voir la localisation sur la carte ci-contre (point bleu)
 

Grippe aviaire : les migrateurs disculpés
Janvier 2009
Une étude démontre que les migrateurs ne sont pas la cause de l’épizootie de H5N1 de l’Influenza aviaire.
La nouvelle est capitale et bouscule bien des théories... Pour les expertrs internationaux réunis à Karachy (Pakistan), “une cartographie des foyers d’Influenza aviaire au cours du temps, montre que les foyers suivent des routes de commerce de volailles, beaucoup plus que des flux d’oiseaux migrateurs”.
Ces conclusions vitales se fondent sur l’analyse de 350 000 oiseaux sauvages à travers le monde. Aucun n’est porteur du virus H5N1. Les migrateurs sont surtout victimes de cette épizootie. Pas les coupables. La forme hautement pathogène du virus est apparue dans les élevages d’Asie, où elle s’est répandue pendant dix ans. Les oiseaux sauvages n’ont été touchés que dans un deuxième temps, contaminés par les oiseaux domestiques. Il y a eu ensuite à partir de 2005 quelques épisodes avérés où les oiseaux sauvages ont effectivement dispersé le virus, mais sur des distances relativement courtes et pas sur de grands parcours migratoires.
Des études montrent que le parcours du virus dans le temps et l’espace ne correspond pas aux dates des voies migratoires, en particulier des canards. Les oiseaux sauvages n’ont qu’un rôle secondaire.
Mais il était plus facile pour les autorités de reporter la faute exlusive sur les oiseaux sauvages.


SUSPICION D'INFLUENZA AVIAIRE DE CE WEEK-END EN VENDEE
(30 janvier-1er février 2009)

Vendredi 30 janvier 2009 : Suspicion et prélèvements
Dimanche 1er février 2009 : l'alerte est levée
Lot de volalles concerné : canards sur la commune de La Garnache (Vendée)
Le niveau de mortalité quotidienne a atteint 1,5 % en 24 heures.
Aussitôt des recherches virales ont été lancées dans les laboratoire nationaux, et rapidement menées suite aux moyens modernes de diagnostic (Type H5 connu dès vendredi soir, type complémentaire non N1 connu samedi et caractère faiblement pathogène connu dimanche).
Isolement d'un virus d'Influenza aviaire faiblement pathogène de type H5
L'alerte a été levée dimanche ler février 2009 dans l'après-midi (le Lot a été euthanasié dimanche).
Ci-dessous, la carte du site avec les zones d'un rayon de 3 km et 10 km ; périmètres de protection et de contrôLe obligatoire si le résuLtat avait été positif.
S'agissant d'un virus faiblement pathogène, les mesures de police sanitaire ne concernent qu'un rayon d'un kilomètre autour de l'élevage concerné.
La collaboration des vétérinaires sanitaires avec la DSV do Vendée a permis d'agir et d'écarter la suspicion rapidement.
Compte-tenu de la réglementation internationale intervenue en 2007, les déclarations internationales devront être effectuées, et on peut craindre maintenant les réactions des pays importateurs de produits français
 


INFO GRIPPE MEXICAINE -LUNDI 27 AVRIL 2009 13 H

Quoi et Où ?
Une épidémie de grippe HUMAINE se déroule sur le continent américain depuis fin Mars 2009.
Les pays touchés sont :
-en premier lieu : le Mexique,
-puis dans une moindre proportion : les Etats-Unis et le Canada.

Pourquoi l’espèce porcine est impliquée ?
. Le porc est un animal sensible et réservoir de virus de grippe dont des virus de type A/H1N1.
. Le porc possède des récepteurs communs avec l’homme pour le virus de la grippe.
. Les virus isolés des cas humains documentés depuis 5 semaines sur le continent américain présentent des segments de génome typiques de virus porcins : c’est pour cette raison qu’on parle de façon exagérée de grippe porcine. Mais tous les cas actuellement décrits sont dus à des contaminations inter-humaines : les personnes contaminées n’ont pas été en contact avec des porcs. Nous n’avons pas d’informations actuellement sur le lieu et le moment où aurait pu avoir lieu la rencontre entre ces virus d’origine humaine, porcine voire aviaire. Il n’y a pas d’informations vétérinaires mexicaines sur d’éventuels foyers de grippe porcine. Aux Etats-Unis, le virus n’est (pour l’instant) pas présent au niveau des troupeaux de porcs.

Pourquoi est-elle différente des épidémies saisonnières ?
. Parce qu’elle touche des jeunes adultes ;
. Parce qu’elle peut provoquer des signes cliniques plus graves que ceux classiquement décrits ;
. Parce qu’elle est due à un virus grippal A/H1N1 dont l’ARN est constitué de fragments présents dans différents virus dont des virus d’origine porcine. Elle est donc issue d’une recombinaison de génomes de virus d’espèces animales différentes comme cela est redouté depuis quelques années par l’OMS.

Pourquoi les informations semblent si différentes d’une source à une autre ?
Le suivi des cas humains peut paraître contradictoire selon les sources car cela dépend de la façon de recenser les cas : nombre de malades, de syndrome grippal ou nombre de malades pour lesquels le virus a été typé comme A/H1N1 homologues aux cas décrits au Mexique ;
L’information la plus fiable étant : nombre de cas confirmés par une analyse de laboratoire.

Faut-il être inquiet ?
La grippe est une maladie hautement épidémique et la vitesse de diffusion est très rapide.
La grippe est une maladie qui, dans les formes bénignes, guérit en 48h (cf. description des cas américains) surtout chez des jeunes adultes en bonne santé initialement.
L’OMS classe la situation actuelle comme « préoccupation urgente de santé publique au plan international ». Le risque d’extension est réel (un cas confirmé en Espagne, un steward en quarantaine à Londres, des cas suspectés mais infirmés en France) et des mesures de prévention sont mises en place dans les services hospitaliers de pneumologie et dans les aéroports.
On ne sait pas encore si le vaccin utilisé cette année pour la grippe saisonnière confère une protection contre le virus impliqué. La présence de virus de grippe classique ou de virus de type H5N1 sur une même zone où sévirait cette « grippe » pourrait favoriser une nouvelle recombinaison de génomes et complexifier et aggraver encore le tableau épidémique.
La viande de porc étant consommée cuite en France, et le virus détruit par la chaleur, il n’y a pas de risque à consommer de la viande de porc. Le vrai risque, c’est une contamination inter-humaine.


L’équipe porc Réseau Cristal


Maisons-Alfort, le 3 novembre 2009

Communiqué de presse

Grippe A (H1N1) chez l’animal

Face à la diffusion chez l’Homme du virus grippal pandémique A (H1N1) 2009 et à sa possible transmission à des espèces animales, l’Afssa met au point un test diagnostique spécifique de détection du virus chez l’animal, évalue les niveaux de risques de contamination inter espèces et recommande la mise en oeuvre de mesures de biosécurité et de prévention.

Un nouvel outil pour identifier le virus

Des scientifiques de l’Afssa ont mis au point une technique d’identification du nouveau virus grippal humain A (H1N1) 2009, qui permet de distinguer ce virus Influenza de ceux évoluant habituellement chez le porc et les volailles. L’Institut Pasteur a collaboré au projet en fournissant les virus isolés chez l’homme. Le laboratoire de Ploufragan de l’Afssa a été désigné, par la Direction générale de l’alimentation, laboratoire national de référence pour la mise en oeuvre de ce test diagnostique. Cet outil sera mis à disposition des laboratoires vétérinaires de diagnostic agréés par l‘Etat.

Contamination par l’Homme :
des porcs
L’Afssa rappelle que les cas d’infection des élevages de porcs par le virus A (H1N1) 2009, comme rapportés dans différents pays, sont dus à une transmission du virus par l’Homme infecté par ce virus.
L’Agence considère que des porcs infectés par le virus A (H1N1) 2009 peuvent contaminer l’Homme par voie respiratoire, écoulement nasal et aérosols (éternuements, toux), c’est-à- dire via un mode de transmission virale semblable à celui utilisé par les autres virus Influenza des mammifères.

des volailles
En l’état actuel des connaissances, les volailles, de façon générale, seraient très peu réceptives au virus A (H1N1) 2009. Deux espèces feraient exception, les dindes et les cailles, qui présentent une certaine réceptivité, bien qu’inférieure à celle des mammifères, tel le porc. Cependant, les données disponibles sont encore trop partielles pour conclure définitivement.

Contamination de l’Homme par la consommation de porc
L’Afssa considère comme nul le risque de contamination de l’Homme par ingestion de viandes et de produits à base de viandes issues de porcs infectés, compte tenu de la localisation du virus A (H1N1) 2009 dans leur organisme.

Surveillance, biosécurité et vaccination
L’Afssa recommande la création d’un réseau national d’épidémio-surveillance des virus Influenza du porc. Celui-ci devrait fonctionner en relation étroite avec les réseaux d’épidémio-surveillance des virus Influenza chez les oiseaux et chez l’homme déjà en place.

L’Afssa recommande de proposer aux professionnels de la filière porcine des mesures de biosécurité spécifiques au virus A (H1N1) 2009. L’Agence rappelle l’importance du respect des mesures générales de biosécurité en élevage porcin et avicole.

Enfin, l’Afssa recommande aux professionnels de l’élevage porcin de se vacciner préventivement vis-à-vis du virus A (H1N1) 2009.

Contacts presse : Direction de l’information et de la communication
Elena Séité, 01 49 77 27 80 - e.seite@afssa.fr


Apparition d'un foyer du virus
de l'influenza aviaire faiblement pathogène H5

Localisation : DEUX-SÈVRES :Saint Aubin du Plain
Date du rapport : 16 novembre 2009
Ce foyer a été identifié dans le cadre de la surveillance active de l'influenza aviaire en élevage.
Les volailles de l'exploitation ne présentent pas de signes cliniques.
9 000 canards prêts à gaver sont détenus sur l'exploitation, répartis en trois lots de 3 000 canards introduits respectivement dans l'exploitation le 15 juillet 2009, le 22 septembre 2009 et le 22 octobre 2009. Les 9 000 canards sont euthanasiés et détruits. L'exploitation sera ensuite soumise à des mesures de nettoyage et désinfection, puis à un vide sanitaire de 21 jours. Les volailles re-introduites feront l'objet d'une surveillance pendant les 21 jours suivant leur introduction dans l'exploitation.
L'enquête épidémiologique a montré que le virus n'a pas circulé à partir de cet élevage (pas d'élevage en lien épidémiologique ni d'élevage dans une zone de 1 kilomètre de rayon).

Note du Service d'information sanitaire de l'OIE : l'influenza aviaire H5 et H7 sous sa forme faiblement pathogène chez les volailles est une maladie à déclaration obligatoire conformément au Chapitre 10.4. sur l'influenza aviaire du Code sanitaire pour les animaux terrestres (2009).

FRANCE : un élevage de dindes reproductrices contaminé par le H1N1. Janvier 2010
Information reçue le 21/01/2010 de Dr Jean Luc Angot, Directeur Général Adjoint, Direction Générale de l'Alimentation, Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, PARIS, France
Date de début 11/01/2010
Date de première confirmation de l´événement 19/01/2010
Date du rapport 20/01/2010
Date d'envoi à l'OIE 21/01/2010
Raison de notification Maladie émergente
Morbidité 35 %
Mortalité 0 %
Agent causal virus A/H1N1 pandémique (2009)
Nombre total de foyers : 1
Localisation(s) : CÔTES-D'ARMOR (EREAC)
Nombre total d'animaux atteints Espèce(s) : 8600 Sensibles : 3000 Cas Morts : 0 Détruits : 0 Abattus : 0
Commentaires Une importante chute de ponte a été observée dans un des deux bâtiments. Pas de mortalité associée. L'élevage est confiné jusqu'à 7 jours après la fin des signes cliniques. Le rappel de mesures de biosécurité a été effectué.
Mesure de lutte appliquées :
  • Quarantaine
  • accination interdite
  • Aucun traitement des animaux atteints
  • TAIWAN : 49 000 OISEAUX (volailles contaminés par le H5N2)
    Influenza aviaire faiblement pathogène (volailles), Taipei chinois
    Information reçue le 21/01/2010 de Dr Kwo-Ching Huang, Chief Veterinary Officer and Deputy Director General, Bureau of Animal and Plant Health Inspection and Quarantine , Council of agriculture, Executive Yuan , Taipei, Taipei chinois
    Agent causal Virus de l'influenza aviaire faiblement pathogène Sérotype H5N2
    Nombre total de foyers : 1 Localisation(s) : CHANG-HUA (Fang-Yuan township)
    Nombre total d'animaux atteints Espèce(s) : 49 000 Sensibles : 3000 Cas Morts : 1915 Détruits : 0 Abattus : 0
    Soustraits de la population sensible suite à la mort, à l´abattage et/ou à la destruction
    Ce foyer est co-infecté par l'anémie infectieuse du poulet, le mycoplasme et la bronchite infectieuse aviaire.
    Les opérations de nettoyage et de désinfection de l'exploitation ont été réalisées et sont terminées. Un contrôle des déplacements a également été mis en place. 19 élevages de volailles se trouvant dans un rayon de 1 km autour de l'exploitation atteinte ont été mis sous surveillance attentive et aucune évidence de l'infection n'a été trouvée, tant sur le plan clinique qu'épidémiologique.
    Note du Service de l'information sanitaire de l'OIE : l'influenza aviaire H5 et H7 sous sa forme faiblement pathogène chez les volailles est une maladie à déclaration obligatoire conformément au Chapitre 10.4. sur l'influenza aviaire du Code sanitaire pour les animaux terrestres (2009).
    Mesure de lutte appliquées
  • Quarantaine
  • Restriction des déplacements à l'intérieur du pays
  • Dépistage
  • Zonage
  • Désinfection des établissements infectés
  • Vaccination interdite
  • Aucun traitement des animaux atteints
  •  Cas de maladie de Newcastle dans le Lorbihan (France)
    Lieu : Sainte-Anne-d'Auray, Auray
    Date de communication : 23 décembre 2010
    Origine : inconnue
    Source probable : oiseaux sauvages ?
    Volailles mortes : 700
    Volailles détruites : 1800
    Les volailles présentaient des signes cliniques digestifs puis nerveux avec une mortalité croissante.
    Aucune entrée ou sortie d'animaux recensée
    Une zone de protection de 3 km et une zone de surveillance de 10 km ont été mises en place. Les exploitations de volailles de ces zones sont soumises à des restrictions de mouvements. L'ensemble des volailes a été abattu le 23 décembre 2010. Les opérations de nettoyage et de désinfection ont débuté le 23 décembre 2010

     
    Nouveau cas de maladie de Newcastle en Bretagne

    Lieu : Langoat, Tréguier (Côtes-d'Armor)
    Date du rapport : 4 janvier 2011
    Nombre de volailles atteintes : 13 530 : détruites : 12 900 ; mortes : 630
    Pas de lien épidémiologique avec le foyer précédent du département du Morbihan.
    Source probable d'infection : oiseaux sauvages.
    L'ensemble des volailles de l'exploitation a été abattu de manière préventive le 30 décembre 2010.
    Les opérations de nettoyage et désinfection préliminaires ont été réalisées le 30 décembre 2010.
    Une zone de protection de 3 km et une zone de surveillance de 10 km ont été mises en place autour de l'exploitation infectée.
    Les exploitations de volailles de ces zones sont soumises à une restriction des mouvements.

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