Les cygnes tuberculés des photos suivantes vivent en liberté sur les fleuves et lacs (de Suisse).
C'est le plus connu de tous les cygnes.
Il vit à l'état semi-domestiqué sur nos lacs, nos étangs et dans nos jardins publics.
Son nom systématique est Cygnus olor (Gmelin). Je rappelle que Cygnus est le genre, olor
l'espèce, et que c'est Gmelin qui l'a décrit le premier ; comme il ne l'avait pas classé comme on le
fait actuellement, son nom figure entre parenthèses.
La petite histoire raconte que c'est Richard
Coeur de Lion qui, de Chypre, rapporta le premier cygne tuberculé. Il devint alors l'hôte de toutes
les cours d'Europe. Louis XIV en fit mettre sur la Seine. En 1750, Salerne
écrivait à son propos : " Cet oiseau était autrefois plus à la mode qu'il n'est aujourd'hui.
On en voyait la rivière de Seine presque toute couverte, tant au-dessus qu'en dessous de Paris,
témoin l'île Maquerelle, qu'on a nommé l'île aux Cygnes, à cause de la quantité de cygnes qu'on
y nourrissait ; mais aujourd'hui il n'y en a plus."
Déjà domestiqué avant le XIIème siècle en Angleterre, il y niche même depuis peu à l'état sauvage.
Il niche également dans le nord-ouest de l'Europe (dont la France), la Russie, l'Asie Mineure, l'Iran,
le Turkestan et la Mongolie. Il hiverne jusqu'en Afrique du Nord, en Inde, en Corée et sur la mer Noire.
Il peut peser jusqu'à 20 kg en élevage et son envergure peut atteindre plus de 2 m.
Le plus grand spécimen domestique connu est le cygne "guardsman", mâle mort en 1945 à Abbotsbury
en Angleterre : il mesurait 3,66 m d'envergure ! Le plumage du cygne tuberculé est entièrement blanc,
son bec est orange surmonté d'une caroncule noire. On l'appelle aussi cygne muet, car il n'émet que
quelques soufflements disgracieux.
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Buffon disait du cygne : "Les grâces de la figure, la beauté de la forme répondent, dans le cygne,
à la douceur du naturel ; il plaît à tous les yeux, il décore, il embellit tous les lieux qu'il
fréquente ; on l'aime, on l'applaudit, on l'admire ; nulle espèce ne le mérite mieux..." |