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Le Musée vivant de la basse-cour naine de Chantilly

Il n’a plus le droit de lire Tintin (réservé aux 7 - 77 ans), car il vient d’avoir 77 ans, mais il a toujours des projets, Yves Bienaimé. C’est le créateur du Musée vivant de la basse-cour de Norolles, près de Lisieux (maintenant fermé) et le créateur du Musée vivant du cheval de Chantilly (maintenant cédé à l’Aga Khan). Et il vient de se lancer dans un nouveau projet : le Musée vivant de la basse-cour naine, toujours à Chantilly.

 
Le château de Chantilly
 
Les grandes écuries



Deux des plus célèbres propriétaires du château de Chantilly :
Le Grand Condé (illustration du haut)
Le duc d'Aumale
 Le château et les grandes écuries
Le château de Chantilly se dresse au cœur d’un vaste domaine de 7 800 hectares de terres, dans une des plus grandes forêts des environs de Paris.
Les Montmorency, propriétaires du domaine jusqu’en 1632, y ont fait bâtir un château médiéval, rénové par la suite dans un style inspiré de la Renaissance et augmenté d’un petit château de plaisance. La propriété est rattachée à la couronne en 1643, revenant à la sœur d’Henri II de Montmorency, épouse d’Henri II de Bourbon, troisième prince de Condé.
Son fils, le Grand Condé (1756 - 1830), crée à Chantilly une cour littéraire et en fait le théâtre de fêtes somptueuses. Il y reçoit la cour de Louis XIV en 1661 et demande au jardinier de Versailles, André Le Nôtre, d’aménager le parc. Le Nôtre compose un jardin dominé par les étendues d’eau, transformant la Nonette, modeste affluent de l’Oise, en un grand canal.
Au XVIIIe siècle, Jules Hardouin-Mansart, alors au début de sa carrière, est chargé de rénover le grand château. Les travaux sont achevés par Jean Aubert qui fait appel aux peintres Oudry, Desportes, Huet et Nattier pour le décor des appartements.
On lui confie également la construction des Grandes Écuries (aujourd’hui Musée vivant du Cheval) qui figurent parmi les plus belles écuries de l’Ancien Régime.
Vendu à des démolisseurs, le grand château est détruit jusqu’aux soubassements après la Révolution. Les princes de Condé s’y réinstallent sous la Restauration. En 1830, le dernier prince de Condé, sans héritier depuis la mort de son fils le duc d’Enghien, lègue tous ses biens (dont le château de Chantilly) à son petit-neveu âgé de huit ans, Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897).
Henri Eugène Philippe Louis d’Orléans - simplement appelé Henri d’Orléans -, prince du sang, prince d’Orléans, duc d’Aumale, est un militaire et un homme politique français. Grand amateur d'art, un des premiers bibliophiles de son temps, membre de l'Académie française, veuf et sans descendants directs vivants, il lègua son domaine de Chantilly (Oise) et ses précieuses collections à l'Institut de France.
Et c’est l’Institut de France qui loue, en 1982, les grandes écuries du château, pour en faire le Musée vivant du cheval.

 Le parc de la Faisanderie
Le Parc de la Faisanderie, est un parc situé à Chantilly, non loin du château et des grandes écuries. Il est inscrit monument historique depuis 1975
En 1682, le Grand Condé fait construire une faisanderie dans les jardins du château de Chantilly et demande à André Le Nôtre d’en dessiner le jardin. Ce dernier marque ce lieu de son empreinte, en équilibrant perspectives, bassins et terrasses. En 1773, Louis-Joseph de Bourbon transforme cette faisanderie en « Pavillon Romain » dit « Salon de Rafraîchissement ». En 1793, la Faisanderie est vendue comme bien national et reste ensuite pendant 160 ans la propriété de la famille Chapard. À la fin du xixe siècle, il y sera créé la première clinique vétérinaire équine qui a servi de modèle à celle d'Alfort.
Après la Révolution française, les jardins situés autour de la Faisanderie sont détruits pour que puisse s’étendre la ville de Chantilly sauf le parc de la Faisanderie qui est oublié derrière ses grands murs.
Au début des années 1990, un projet d'urbanisme prévoyant la construction de 58 maisons est combattu par le voisinage et la ville. Yves Bienaimé, créateur du Musée vivant du cheval, peut racheter en décembre 1999 la faisanderie et le parc. Grâce à de multiples recherches effectuées sur des plans des XVII, XVIII et XIXe siècles, Yves Bienaimé, assisté du jardinier en chef, Serge Saje, redonne à ce parc des perspectives disparues au fil du temps tout en lui conservant son esprit. Il offre aujourd’hui une nouvelle vocation au « Parc de la Faisanderie » en ouvrant au public.
Ci-dessous, l’évolution du pavillon du Parc de la Faisnderie (Illustration tirée du livre
Le Potager des Princes, Un lieu de culture...s)

 Le musée vivant de la basse-cour naine
Dans ce parc de la faisanderie, Yves Bienaimé a créé 4 entités :
- le Potager des Princes ;
- le théatre de la Faisanderie ;
- le musée J.S. de Panafieu ;
- le Musée vivant de la basse-cour naine.
* Lorsque les Bienaimé achètent le Parc de la Faisanderie, il ne reste que du jardin créé par Le Nôtre et le célèbre jardinier, la Quintinie, que les terrasses et les 2 bassins éventrés du XIXe siècle. En s’inspirant des jardiniers de Louis XIV, les Bienaimé créent un potager : le Potager des Princes, ouvert au public en 2002.

Le Potager des Princes


* Il n’y avait plus de théâtre à Chantilly depuis la Révolution de 1789. En 1983, Yves Bienaimé crée le premier théâtre équestre dans les grandes écuries. P lus tard, il créée sur l’hippodrome de Chantilly, l’Amphithéatre de verdure où se déroulent des concours hippiques et des fêtes de vénerie. Et enfin, il construit, au Parc de la Faisanderie, le théâtre de la Faisanderie dont Jacques Weber dit : «C’est le plus beau théâtre romantique à taille humaine. Quand on est acteur, on se demande si le public vient pour l’acteur ou bien pour le cadre.»
* Le musée J.S. de Panafieu rassemble les principales oeuvres de Jacqueline Suzor de Panafieu (1903 - 1981) qui n’est autre que la mère d’Annabel Bienaimé, la femme d’Yves. Ce musée a été inauguré en 2010.
* Et enfin, inauguré le 22 mars 2013, le musée vivant de la basse-cour naine. Les photos ci-dessous vous montreront plus qu’un long discours ce qu’est ce musée.

 Coordonnées
Parc de la Faisanderie et potager des Princes
Jardin régulier - XVIIe siècle - Jardin japonais - Jardin d’eau - Jardin paysager - Roseraie - Potager - Théâtre de verdure - Verger - Basse-cour
Situation : 40 km au N. de Paris, au cœur de la ville
Adresse :
17, rue de la Faisanderie
60500 Chantilly
Téléphone : 03 44 57 39 66
E-mail : contact@potagerdesprinces.com
Site Internet : www.potagerdesprinces.com.
Pour le théatre : www.theatredelafaisanderie.com.
Le livre Le Potager des Princes, Un lieu de culture...s. Les éditions du Palais – 2013

L'inauguration du Musée vivant de la basse-cour naine


Les personnalités à l’inauguration du Musée : de gauche à droite : Éric Woerth, député-maire de Chantilly ;
Yves Bienaimé, créateur du Musée ; Jean-Claude Périquet, parrain du Musée

Les discours de l'inauguration


Yves Bienaimé

Jean-Claude Périquet

Eric Woerth

 
Les poules naines
 
Les lapins nains
 
Les pigeons
 
Les chèvres naines
 
Les panneaux pédagogiques (réalisés par J.C. Périquet et Rustica)
 
Une fresque
 
Encore une fresque
 
Les objets

 La plupart des photos sont de J.C. Périquet et A. Wolff
Texte inspiré de Vikipédia
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